Ce billet a été rédigé en collaboration avec Nishitha Parial, qui a depuis quitté KPMG au Canada.
Dans nos billets précédents, nous avons discuté des divers stratagèmes, comme l’écoblanchiment et le blanchiment bleu, par lesquels la fraude peut se manifester dans le contexte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Nous avons également parlé de la façon dont, malgré les meilleures intentions, des fraudes et des malversations peuvent être commises lorsque les quatre éléments du losange de la fraude sont réunis. Examinons maintenant les façons dont les organisations peuvent prévenir et détecter les risques de fraudes et de malversations.
Il est clair que les pratiques et la présentation de l’information relative aux facteurs ESG attirent de plus en plus l’attention. Les attentes augmentent, les pressions s’accentuent et les parties prenantes accordent de plus en plus d’importance aux facteurs ESG dans le cadre de leurs activités. Les conseils d’administration et les dirigeants examinent de près les programmes d’éthique et de conformité de leur organisation afin d’assurer l’intégrité des données sur les facteurs ESG et de conserver la confiance des parties prenantes. Toute atteinte à cette confiance entraîne des conséquences : amendes, pénalités, préjudices à la réputation, méfiance des investisseurs, litiges, pertes financières et, éventuellement, perte du permis social d’exploitation.
Une stratégie efficace qui vise à gérer de façon proactive l’éthique, la conformité et les risques de fraude à l’échelle de l’organisation constitue une base solide pour aider les organisations à établir et à maintenir des liens de confiance avec leurs parties prenantes à mesure que les attentes et les pratiques en matière de facteurs ESG évolueront. Cette base devrait être composée de mesures préventives et de mesures de détection.