Des résultats contrastés et un paysage fragmenté
Dans la pratique, les premiers déploiements sur le marché européen révèlent une réalité plus nuancée. Plusieurs constructeurs ont rencontré des difficultés : délais de mise en œuvre importants (Stellantis, Volkswagen, BMW), complexité des systèmes d’information, tensions avec les réseaux de distribution et, dans certains cas, impacts négatifs sur les performances commerciales (Mercedes, Volvo UK).
Certaines marques ont même choisi de revenir partiellement ou totalement à un modèle plus traditionnel (JLR, Aston Martin, Lotus). À l’inverse, d’autres constructeurs ayant conservé un modèle concessionnaire classique (Renault, Toyota, Hyundai), continuent de tirer parti d’un réseau dense, engagé et proche de leurs clients. De nouveaux entrants sur le marché (MG, BYD) s’appuient également sur ces fondamentaux de distribution d'automobiles pour soutenir leur croissance et faire progresser leurs volumes.
Ces constats soulignent que le modèle Agent ne constitue pas une trajectoire universelle. Son succès dépend fortement du contexte local, de la maturité digitale des acteurs et des spécificités culturelles des marchés.