Record absolu de la consommation énergétique mondiale (+ 1,7 %)

       Une hausse principalement portée par les énergies décarbonées.

      Publié le 2 juillet 2026

      L'essentiel

      L’édition 2025 de la Statistical Review of World Energy, que publie The Energy Institute en collaboration avec KPMG et Kearney et en partenariat avec Ember, dresse un panorama complet de l’énergie mondiale. Des enseignements essentiels s’en dégagent :

      • La demande totale d’énergie a progressé de 1,7 % en 2025, un record absolu ;
      • L’essentiel de la croissance de la demande est porté par les énergies renouvelables et en particulier le solaire ;
      • Les émissions de CO2 des États-Unis progressent quatre fois plus vite que celles de la Chine
      • La demande d’électricité a augmenté de 3 %, portée par les sources bas carbones.

      Rien ne semble en mesure de contrarier la croissance des besoins mondiaux en énergie 

      La nouvelle édition de la Statistical Review of World Energy montre en effet que la demande a battu un nouveau record en 2025, avec une progression de 1,7 % par rapport à 2024, à plus de 600 exajoules (EJ). Pour la première fois, ce sont les énergies renouvelables qui représentent l’essentiel de cette progression, dont 72 % pour l’énergie solaire.

      Du côté des énergies fossiles, la consommation de pétrole a augmenté de 1,3 %, soit un rythme légèrement plus élevé qu’en 2024 (+1,1 %), tandis que la demande de gaz a progressé de 1,6 % et celle de charbon de 0,7 %, essentiellement alimentée par l’Inde (+0,7 %) et surtout les États-Unis (+10 %).

      Autre enseignement majeur de cette revue statistique : portée par les véhicules électriques et les data centers, la demande d’électricité a augmenté plus vite que la demande globale d’énergie, à 3 % en 2025 par rapport à 2024. À elle seule, l’énergie solaire enregistre une progression de 30 % et sa part dans la production totale d’énergie a atteint 8,7 %, presque autant que celle de l’énergie nucléaire (8,8 %), et devant celle de l’éolien (8,4 %).

      Au total, les émissions de CO2 du secteur énergétique mondial ont progressé de 1,1 %, à 35,8 milliards de tonnes de CO2. Plus d’un tiers de cette augmentation est du fait des États-Unis, dont les émissions ont progressé quatre fois plus vite que celles de la Chine.

      En France, un socle électrique bas carbone face au défi de la souveraineté énergétique 

      En 2025, la France confirme la singularité de son mix énergétique. Son offre totale d’énergie du pays est restée quasi stable, à 9,02 EJ, en hausse de 0,5 % sur un an. Les émissions françaises de CO₂ liées à l’énergie poursuivent leur recul à 248,7 millions de tonnes, soit une baisse de 1,3 % par rapport à 2024 et de 2,1 % par an en moyenne depuis 2015.

      C’est dans la production d’électricité que la singularité française apparaît le plus nettement. En 2025, elle a atteint 571,8 TWh, en progression de 2 %. Le nucléaire en demeure le pilier central, avec 390,1 TWh, soit près de 68 % du total. En y ajoutant l’hydroélectricité et les renouvelables, près de 95 % de l’électricité produite en France proviennent de sources bas carbones.

      Même si 43 % de la consommation d’énergie porte encore sur le pétrole et le gaz, les renouvelables poursuivent leur progression. La production hors hydroélectricité atteint 92,8 TWh, contre 81,5 TWh en 2024. Les capacités solaires installées progressent fortement, à 31,2 GW, soit une hausse de 22,7 % sur un an. L’éolien atteint 25,7 GW, en hausse de 5,8 %. Autre signal important : les batteries raccordées au réseau atteignent 1,7 GW, soit une progression de 65,2 %, illustrant l’importance croissante de la flexibilité et du pilotage du système électrique.

      Chiffres clés France 2025 

      • 9,02 EJ d’offre totale d’énergie (+0,5 % sur un an)
      • 248,7 MtCO₂ d’émissions liées à l’énergie (-1,3 %)
      • 571,8 TWh d’électricité produite (+2 %)
      • 390,1 TWh de production nucléaire (près de 68 % du mix électrique)
      • Près de 95 % d’électricité produite à partir de sources bas carbone
      • 92,8 TWh de production renouvelable hors hydroélectricité
      • 31,2 GW de solaire installé (+22,7 %)
      • 25,7 GW d’éolien installé (+5,8 %)
      • 1,7 GW de batteries raccordées au réseau (+65,2 %)
      • Près de 43 % de l’offre totale d’énergie encore issue du pétrole et du gaz
      Cette nouvelle édition de la Statistical Review of World Energy confirme la tendance : la demande mondiale reste forte mais s’oriente progressivement vers une électricité bas carbone, malgré des disparités régionales. Les émissions de CO₂ continuent néanmoins d’augmenter. Dans ce contexte, la France se distingue avec des émissions en baisse malgré une offre énergétique en hausse, ce qui renforce la nécessité d’accélérer l’électrification et les investissements dans les renouvelables. »
      Valérie Besson

      Associée, Responsable France du secteur des Énergies, Ressources Naturelles et Chimie, Responsable Monde Audit du secteur ENRC

      KPMG en France

      Méthodologie

      La Statistical Review of World Energy constitue le travail le plus complet et le plus fiable sur la production, la consommation, le commerce et les émissions de sources d’énergie. Il analyse les données des marchés mondiaux de l’énergie par rapport à l’année précédente. Il est le résultat de la collaboration de KPMG, Kearney, le think tank Ember et la société de recherche et d’analyse Wattage, spécialisé dans les marchés de l’énergie. En 2025, la méthode de calcul de la production totale d’énergie (TES) a changé : elle est désormais basée sur le Physical Energy Content, une approche en ligne avec les recommandations des Nations-Unies pour les statistiques énergétiques (IRES). Le rapport utilisait auparavant une méthode d’équivalence en énergie fossile.

      Contact presse
      Rizana Siddique

      Responsable du pôle Relations médias

      KPMG en France