Life sciences : plus de 100 Md$ de ventes exposées aux expirations de brevets dès 2028

      Le secteur des life sciences traverse une transformation structurelle majeure.

      Publié le 24 avril 2026

      L'essentiel

      Le secteur des life sciences traverse une transformation structurelle majeure. Si l’innovation scientifique reste soutenue, les modèles économiques historiques sont remis en cause par la convergence de plusieurs facteurs : un cycle sans précédent d’expiration massive des brevets, une reconfiguration géopolitique des chaînes de valeur, une pression accrue sur les prix et l’accès au marché, et une fragmentation croissante des écosystèmes d’innovation, selon l’étude Deals in Life Sciences publiée par KPMG.

      Entre 2025 et 2030, plus de 300 milliards de dollars de ventes seront exposés aux expirations de brevets, dont plus de 100 milliards de dollars dès 2028, avec un pic à cette échéance. Ce phénomène accélère la recomposition des portefeuilles et renforce le recours aux transactions comme levier stratégique.

      Le marché pharmaceutique mondial poursuit néanmoins sa croissance, mais de manière plus concentrée et plus soumis aux aléas géopolitiques. Les États-Unis devraient représenter environ 51 % du marché mondial d’ici 2029, tandis que l’oncologie (11 à 14 % de croissance annuelle) et les traitements liés à l’obésité et aux GLP-1 (jusqu’à +20 % par an) constituent les principaux moteurs de développement.

      L’étude de KPMG met également en évidence une fragmentation accrue de l’environnement international. Les enjeux de souveraineté influencent désormais les stratégies industrielles, les conditions d’accès aux marchés et les modèles de partenariat, dans un contexte de divergence croissante entre les grandes zones géographiques.

      Parallèlement, les équilibres économiques évoluent. Les entreprises du secteur consacrent désormais plus de 25 % de leur chiffre d’affaires à la R&D, dans un contexte de productivité en baisse et de pression croissante sur les prix, ces derniers ayant progressé plus rapidement que les volumes (+28 % contre +10 %).

      Dans ce contexte, l’innovation bascule vers un modèle fondé sur la vitesse, la précision et l’exploitation des technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle. Les opérations de fusions-acquisitions s’imposent également comme des leviers d’adaptation stratégique, permettant d’accéder à l’innovation, d’optimiser les portefeuilles et de répondre aux contraintes économiques et réglementaires.

      «  La création de valeur ne repose plus uniquement sur l’innovation. Elle exige désormais une approche élargie, intégrant souveraineté, résilience et agilité stratégique dans toutes les décisions d’investissement, d’innovation et de transaction, alors que la concurrence des arbitrages géopolitiques rebat les cartes du secteur. »
      Mathieu Schohn

      Associé, Head of Life Sciences EMA

      KPMG en France


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      Rizana Siddique

      Responsable du pôle Relations médias

      KPMG en France

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