Éolien en mer : 6,84 GW de projets attribués en France en 2025, la PPE3 confirme l’objectif de 45 GW en 2050

      6,84 GW de projets offshore ont été attribués en France en 2025, dont 1,9 GW déjà en exploitation, 1,1 GW en construction et 3,9 GW en phase de développement, selon la quatrième édition de l’étude « L’éolien en mer en France » réalisée par KPMG en France.

      Publié le 23 avril 2026

      L'essentiel

      Cette analyse de l’évolution du marché français de l’éolien offshore montre l’avancement des projets attribués dans le cadre des appels d’offres successifs lancés par l’État.

      L’année a été marquée par la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui fixe une trajectoire progressive vers 45 GW d’éolien en mer installés d’ici 2050.

      Faits marquants de ces derniers mois

      Ces derniers mois ont été marqués par plusieurs évolutions importantes pour la filière :

      • La fusion des appels d’offres AO9 et AO10, marquant un volontarisme nouveau des autorités pour redonner de l’élan à la filière et atteindre l’objectif de 15 GW installés à horizon 2030 ;
      • L’attribution du projet Centre Manche 2 (AO8), d’une capacité de 1,5 GW, au consortium TotalEnergies et RWE, avec un tarif de 66 €/MWh ;
      • L’échec de l’appel d’offres AO7 Oléron, qui n’a reçu aucune offre, une première pour la filière française ;
      • La poursuite du déploiement des projets en construction, notamment le parc des Îles d’Yeu et de Noirmoutier (AO2), qui a produit ses premiers électrons ;
      • La mise en service complète du projet pilote Provence Grand Large (25 MW), au large du Golfe de Fos.

      Ces évolutions illustrent la résilience de la filière française dans un contexte marqué par la hausse des coûts de financement et les tensions persistantes sur certaines chaînes d’approvisionnement. La compétitivité industrielle de la filière européenne constitue également un enjeu stratégique, alors que la production de turbines s’accélère fortement dans d’autres régions du monde, notamment en Asie.

      Une trajectoire nationale redéfinie par la PPE3

      La publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) en février 2026 redéfinit la trajectoire de développement de l’éolien en mer en France.

      Les objectifs fixés prévoient :

      • 3,6 GW de capacité installée en 2030
      • 15 GW en 2035
      • 26 GW en 2040
      • 45 GW d’ici 2050

      Parallèlement, le Schéma de développement du réseau (SDDR), publié par RTE, prévoit environ 37 milliards d’euros d’investissements pour raccorder jusqu’à 22 GW d’éolien en mer d’ici 2040 et accompagner le déploiement progressif de la filière.

      La PPE3 prévoit également une clause de révision en 2027, afin d’ajuster les volumes attribués et les mécanismes de soutien en fonction de l’évolution du marché.

      Une chaîne de valeur industrielle en structuration

      Le développement de l’éolien offshore s’accompagne d’une structuration progressive de la chaîne de valeur industrielle en France.

      Plusieurs investissements ont été engagés ou annoncés en 2025, notamment :

      • L’extension du site Siemens Gamesa au Havre pour produire des turbines de 14 MW ;
      • La poursuite d’investissements portuaires dans plusieurs sites impliqués dans la filière, notamment Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg, Le Havre et Port-la-Nouvelle ;
      • Un accord-cadre entre Nexans et RTE pour la fourniture de câbles sous-marins dans le cadre des projets Centre Manche 1 et 2.

      Plusieurs opérations capitalistiques témoignent également de la maturation progressive du marché français de l’éolien offshore, à l’image de la cession par Ocean Winds d’une participation de 20,25 % dans le projet Yeu-Noirmoutier à Allianz Global Investors.

      Ces derniers mois illustrent la progression de la filière éolienne offshore en France, malgré un contexte économique et industriel plus exigeant. L’attribution du projet Centre Manche 2 confirme l’intérêt des investisseurs pour le marché français, au moment où la publication de la PPE3 apporte une visibilité importante sur la trajectoire de développement du secteur dans les années à venir.
      Charles Abbey

      Associé, Transaction Services, Responsable du secteur Énergies renouvelables

      KPMG en France

      Méthodologie

      Cette étude repose sur l’analyse des données publiques disponibles au 31 décembre 2025, portant sur les projets éoliens offshore en France, leur capacité installée, leur état d’avancement et les conditions d’attribution associées aux appels d’offres nationaux.

      Elle s’appuie notamment sur le suivi des appels d’offres AO1 à AO8, ainsi que sur l’analyse des évolutions réglementaires et industrielles affectant le développement de la filière.


      Contact presse
      Rizana Siddique

      Responsable du pôle Relations médias

      KPMG en France