Une feuille de route pour réduire de moitié les échecs en voie professionnelle

      Découvrez comment réduire de moitié les échecs en voie professionnelle avec des stratégies concrètes.

      Publié le 18 novembre 2025

      L'essentiel

      En France, on compte 500 000 jeunes chroniquement éloignés du monde de l’emploi qui sont exposés aux stigmates de la précarité. Ces « décrochés » sont majoritairement issus de la voie professionnelle, à près de deux tiers ! A l’occasion de la sortie de l’ouvrage « Les décrochés de la voie professionnelle », Break Poverty Foundation, la Fondation BNP Paribas, la Direction de l’Engagement Citoyen de KPMG et la Fondation Schneider Electric présentent des solutions concrètes pour réduire ces échecs de moitié.

      1 jeune sur 4 échoue en voie professionnelle  

      La voie professionnelle est progressivement devenue une voie majeure de notre système scolaire puisque ce sont près d’un tiers des élèves qui s’y orientent à l’issue de la 3e pour obtenir un BAC Pro ou un CAP. Levier formidable de réussite pour certains élèves qui y trouvent un moyen d’intégrer rapidement le monde du travail, elle représente aussi un concentré des inégalités scolaires : 70% des élèves proviennent de milieux défavorisés1 et on y compte 6 fois plus d’élèves en fortes difficultés scolaires qu’en voie générale2 ! 

      Principale conséquence de ce faible niveau scolaire, le taux d’échec y est particulièrement important : on estime qu’un jeune sur quatre passé par la voie professionnelle ne parviendra pas à s’insérer dans l’emploi3, soit 180 000 jeunes sur 700 000.  Ces échecs pèsent lourd pour notre société tant, d’après les enquêtes d’opinion, ces jeunes « décrochés » expriment une défiance vis-à-vis des institutions et d’un système qui ne leur a pas permis de s’épanouir.  

      Cet ouvrage souligne la place prépondérante qu’occupe la voie professionnelle parmi les jeunes condamnés à la pauvreté et à l’exclusion puisque les « décrochés de la voie professionnelle » représentent presque deux tiers des 500 000 jeunes qui vivent en marge de l’emploi ! Une exclusion dont les économistes ont chiffré le coût, estimé à près de 4Mds d’euros par an pour notre société.

      Investir massivement dans la voie professionnelle pour réduire de moitié ces échecs  

      Pour ces jeunes, la voie professionnelle n’a pas constitué une marche assez solide vers une insertion professionnelle de qualité. Cet échec est lié à un niveau d’accompagnement trop limité par rapport au niveau de fragilité des élèves accueillis : en lycée professionnel, les moyens dédiés par jeune y sont seulement 10% plus élevés qu’au sein de la voie générale pour 6 fois plus d’élèves en difficulté !  Nous n’avons pas su dimensionner l’accompagnement nécessaire pour des jeunes qui, autrefois, décrochaient avant la 3e et sont désormais systématiquement orientés vers la voie professionnelle.  

      La feuille de route présentée dans l’ouvrage propose un juste rééquilibrage des choses en focalisant les moyens sur les jeunes qui rencontrent le plus de difficultés. Nous proposons par exemple : la mise en place d’une année « préparatoire » à l’entrée en voie professionnelle destinée à remobiliser, le développement des prépas-apprentissages pour les jeunes les plus défavorisés pour faciliter leur accès à l’apprentissage, le renforcement du soutien à l’insertion en lien avec France Travail et les Missions Locales en dernière année, ou encore l’intégration des lycées professionnels à l’éducation prioritaire pour donner plus de temps et plus de moyens aux équipes pédagogiques pour mieux accompagner ces jeunes. 

      L’investissement dans cette feuille de route – dont le coût est estimé à 900M€ - est un investissement rentable : 1€ investi dans ces mesures permettent d’économiser 3€ liés aux coûts sociaux des échecs de ces jeunes « décrochés ».


      « Deux tiers des jeunes en marge de l’emploi sont passés par la voie professionnelle. Il est urgent de concentrer nos efforts sur cette voie pour redonner un avenir à cette jeunesse. »
       
      Denis Metzger,
      Président,
      Break Poverty Foundation.

      « La voie professionnelle peut être un formidable levier d'insertion si on lui donne les moyens d'accompagner les jeunes les plus fragiles. »
       
      Isabelle Giordano,
      Déléguée Générale,
      Fondation BNP Paribas – Corporate Philantropy.

      « Trop de jeunes quittent le système scolaire sans diplôme ni emploi. Redonner une chance à ces jeunes, c’est investir dans l'avenir de notre pays. »
      Bouchra Aliouat

      Directrice de l’Engagement Citoyen

      KPMG en France



      À propos de l’ouvrage « Les décrochés de la voie professionnelle »

      Cet ouvrage fait suite à une démarche d’étude initiée par Break Poverty Foundation et soutenue par 8 fondations et entreprises* engagées pour l’égalité des chances, afin de les aider à mieux comprendre les enjeux et les besoins de la voie professionnelle et à approfondir leur connaissance des réponses existantes, pour mieux guider leur action. 

      L’étude s’intéresse plus particulièrement aux jeunes qui, une fois sortis de cette voie, ne parviennent pas à s’insérer sur le marché de l’emploi, il s’agit des « décrochés de la voie professionnelle ». Conduits par Break Poverty Foundation, les travaux s’appuient sur la consolidation de plus de 50 études, des entretiens avec plus de 80 responsables et experts et sur les retours d’expérience d’autres pays,  

      En conclusion de l’ouvrage, Break Poverty Foundation propose une feuille de route avec pour objectif de réduire de moitié les échecs au sein de la voie professionnelle.

      À propos de Break Poverty Foundation

      Break Poverty Foundation conçoit et met en place des solutions innovantes pour rétablir l’ascenseur social en France. A travers ses études, Break Poverty Foundation promeut des actions concrètes pour prévenir efficacement la pauvreté, notamment chez les jeunes.

      1. 70% des élèves ont pour référent de famille un parent inactif, ouvrier ou employé contre 40% au sein des voies générales.

      2. Près de 30% des élèves ont un an de retard à l’entrée en première année contre 5% en voie générale.

      3. Ces décrochés de la voie professionnelle sont constitués pour une grosse moitié de jeunes qui n’ont pas obtenu leur diplôme et pour une petite moitié de jeunes qui sont diplômés mais ne parviennent pas à s’insérer.

      *la Fondation AlphaOmega, la Fondation BNP Paribas, la Fondation groupe EDF, la Direction de l’Engagement Citoyen de KPMG, la Fondation Groupe RATP, la Fondation Schneider Electric, la Fondation TotalEnergies, la Fondation d’entreprise VINCI pour la Cité.

      Contact presse
      Rizana Siddique

      Responsable du pôle Relations médias

      KPMG en France

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