KPMG publie son étude Taxonomie 2025, issue de l’analyse des publications 2024 de 54 grands groupes non financier.
Taxonomie 2025 : une année charnière pour la maturité ESG des grandes entreprises françaises
Publié le 24 septembre 2025
L'essentiel
Pour les grandes entreprises françaises, 2025 marque un tournant : l’obligation de publier leurs premiers états CSRD coïncide avec l’élargissement de la Taxonomie à l’ensemble des objectifs environnementaux, renforçant les attentes en matière de transparence et de crédibilité.
L'étude dresse un état des lieux inédit de la maturité ESG en France et met en lumière les progrès, limites et perspectives d’un exercice désormais stratégique pour les entreprises comme pour les investisseurs.
Quelques repères clés
Des tendances sectorielles contrastées
Malgré une éligibilité élevée, l’alignement reste limité et dépend encore largement de l’électrification des véhicules. Les constructeurs sont jugés sur leurs émissions de CO₂, tandis que la capacité des équipementiers à produire des technologies bas carbone conditionne leur niveau d’alignement ;
Le secteur bénéficie d’une éligibilité accrue depuis 2023 avec l’intégration de l’objectif “Pollution”, mais l’alignement demeure faible, les critères Taxonomie allant au-delà des standards actuels et posant des défis opérationnels.
Ces écarts montrent que la Taxonomie n’est pas seulement un exercice uniforme mais un cadre différencié qui reflète les trajectoires de chaque secteur.
Des perspectives réglementaires dès 2026
La Commission européenne a publié le 4 juillet 2025 de nouveaux amendements au reporting Taxonomie afin de simplifier l’exercice et de renforcer sa lisibilité pour les parties prenantes. Ces évolutions, qui entreront en vigueur au 1er janvier 2026 (avec une option de décalage d’un an), introduisent trois changements majeurs :
Le principe de matérialité, permettant d’exempter les activités représentant de manière cumulée moins de 10 % des indicateurs clés (CA, CapEx, OpEx), afin de concentrer le reporting sur les activités significatives ;
L’allègement des tableaux de reporting, avec désormais : un tableau synthétique offrant une vue globale et un tableau détaillé par KPI pour plus de granularité ;
La suppression des tableaux gaz & nucléaire.
Un meilleur alignement du DNSH Pollution générique avec les réglementations environnementales européennes.
Ces ajustements répondent aux demandes exprimées par les entreprises pour alléger la charge opérationnelle, tout en maintenant un cadre robuste et comparable garantissant la confiance des investisseurs et des régulateurs.
« Ce quatrième exercice Taxonomie constitue une étape décisive. Pour la première fois, les entreprises publient un alignement complet sur les six objectifs environnementaux, dans un cadre renforcé par l’entrée en vigueur de la CSRD. Notre étude montre que les taux d’alignement progressent et que la Taxonomie devient un levier pour crédibiliser les plans de transition. »
« La Taxonomie s’impose désormais comme le langage commun entre reporting extra-financier et stratégie de financement. L’émergence des premiers green bonds alignés en est l’illustration : elle démontre que les entreprises qui maîtrisent cet exercice disposent d’un avantage concurrentiel pour accéder aux capitaux et financer leur transformation. »
Imran Raja,
Senior Manager,
Direction technique ESG
et Président du comité Taxonomie verte de la CNCC,
KPMG en France
Tag : ESG
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