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L'essentiel

Introduite par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (promulguée le 17 août 2015), la stratégie nationale bas-carbone (SNBC) fait de l’Industrie le 3ème secteur de décarbonation en volumes d’émissions à abattre à l’horizon 2030 et 2050.

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Découvrez notre nouvelle édition de notre baromètre de la transformation industrielle.

D’ici 2030, les émissions industrielles en France devront avoir été réduites de 45% par rapport à leurs niveaux de 2015 d’après la mise à jour de la SNBC (dite « SNBC3 ») attendue d’ici 2024. Pour relever ce défi et répondre à cet objectif, les acteurs industriels ont un rôle majeur à jouer et particulièrement les grandes entreprises qui concentrent l’essentiel des émissions.

Dans ce contexte économique compliqué où l’approvisionnement et le prix des énergies, associés à l’ambition de réindustrialisation du pays, se positionnent au cœur des préoccupations, KPMG a lancé en partenariat avec La Fabrique de l’Industrie, la deuxième édition de son baromètre de la transformation industrielle auprès de 38 grandes entreprises, afin de comprendre comment les grands industriels abordent cette marche forcée vers la transition énergétique, dans le but de diminuer leur impact environnemental et leur consommation d’énergie.

La transition énergétique, un enjeu au coeur des entreprises industrielles

100% des entreprises du panel déclarent avoir un plan de transition énergétique et parfois même une gouvernance dédiée à ce plan quels que soient le secteur d’activité, le chiffre d’affaires, effectifs.

Ce plan est porté à 68% par les Directions Générales, ce qui reflète l’importance du sujet pour ces entreprises. Il recouvre 3 enjeux majeurs traités simultanément 6 fois sur 10

La réduction de l’empreinte carbone

Présent dans 97% des plans de transition énergétique et déclarée comme objectif n°1 dans 70% des cas. Des choix qui s’expliquent notamment en réponse à la pression exercée par les pouvoirs publics, les territoires, les consommateurs et les organisations écologiques.

67% du panel prévoit une réduction de leur empreinte carbone jusqu’à 10% à court terme (12 mois), mais un objectif de 15 à 20% sur un horizon de 3 à 5 ans.

Pour atteindre ces objectifs, les entreprises industrielles devront engager des leviers qui reposent sur des transformations importantes de l’outil de production (ex. : passage à de la fourniture d’énergies décarbonées) ou sur des technologies encore peu matures (ex. : capture et séquestration de CO2).

Leviers activées pour la réduction de l'empreinte carbone

La réduction des consommations d’énergie

Présent dans 95% des plans de transition énergétique, une obligation face à la crise énergétique et à l’explosion du niveau de prix des énergies auxquelles les entreprises se trouvent confrontées depuis maintenant plus d’une année.

Une baisse comprise entre 5 à 10% à horizon 12 mois pour 60% du panel, et nettement plus ambitieuse sur un horizon de 3 à 5 ans avec une baisse envisagée de l’ordre de 15 à 20%+.

L’atteinte de ces objectifs est liée à la réalisation de leviers opérationnels et structurels. Si certains leviers opérationnels sont déjà mis en place (éclairage, isolation, révision des modèles opératoires), les leviers structurels envisagés apparaissent beaucoup moins engagés à date car plus consommateurs de CAPEX et plus complexes à mettre en place.

Les leviers structurels activés pour la consommation d'énergie



La relocalisation de fabrication est l’un des moins sollicités avec seulement 17%, répondant pourtant à l’objectif de l’Etat français de réindustrialisation du territoire et d’indépendance nationale et également contributif de la réduction de l’empreinte carbone.

La réduction des coûts d’achat des énergies

Présent dans 95% des plans de transition énergétique, un choix qui traduit le fait d’une accessibilité moindre des leviers activables comme la renégociation des contrats ou des conditions d’achat des énergies.

2/3 des industriels n’envisagent pas une baisse de plus de 5% de leurs coûts d’énergie avant 3 à 5 ans.

Des leviers court terme, sous l’explosion du prix des énergies, de mise en place de programmes de monitoring et de baisse des consommations, et plus long terme, car moins accessibles, de renégociation des contrats d’approvisionnement ou d’autoproduction d’électricité dans le cadre de Power Purchase Agreement.

La réduction des coûts d’achat des énergies

À noter :

Très peu des répondants, 5% seulement, envisagent la délocalisation de leur production dans des pays à faible coût de l’énergie, opération complexe et risquée.

La question du financement au cœur des préoccupations des entreprises


 

71% des actions constitutives des plans de transition énergétique des industriels respectent le timing prévu, notamment avec l’activation des leviers les accessibles mais aussi les moins contributeurs en termes de décarbonation.

Avec 59% des réponses, le principal obstacle identifié par les industriels s’avère être le coût de cette transition et des moyens à engager, revêtant trois aspects : des montants de dépenses très élevés, un retour sur investissement en dehors des standards habituels et une durée des projets trop longue.

Freins rencontrés



Un aspect coût à mettre cependant en regard de l’ensemble des aides mises à disposition des entreprises et la possibilité pour elles d’accéder à des lignes de crédit dédiées et avantageuses proposées par certains établissements bancaires.

Découvrez également la note complète réalisée par notre partenaire La Fabrique de l'Industrie

Communiqué de  presse

À l’heure où les 50 sites industriels les plus émetteurs de CO₂ remettent leur feuille de route au gouvernement, où en sont les grandes entreprises dans leur décarbonation ? L’enquête de terrain réalisée en partenariat avec le cabinet KPMG apporte des éléments de réponse : l’état des lieux est nuancé, soulignent Ahmed Diop et David Lolo, auteurs de la Note Les grandes entreprises sur la voie de la sobriété énergétique, et chargés d’étude à La Fabrique de l’industrie.


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