La NAF évolue dans le but de mieux refléter les transformations économiques en cours et de s'aligner sur les standards internationaux.
Nomenclature d'Activités Française (NAF) : quelles évolutions en 2025 ?
Publié le 07 juillet 2025
Pourquoi une révision ?
La NAF, utilisée pour classifier les activités économiques des entreprises, doit évoluer pour mieux refléter :
- les évolutions du tissu économique (émergence de secteurs comme la transition énergétique, le digital ou la mobilité durable),
- les exigences européennes (conformité avec la nomenclature NACE Rev.2.1),
- la nécessité de clarifier et d’affiner certains regroupements existants.
Calendrier de transition
- La nouvelle version « NAF 2025 », a été déployée dès le 1er janvier 2025 dans les productions statistiques,
- avec une attribution effective du nouveau code APE pour les entreprises, à partir de janvier 2026.*
Modifications par typologie
Infographie en forme de camembert représentant les modifications de la NAF 2025 par niveau : 76% des sections, 99% des divisions, 86% des groupes, 70% des classes et 66% des sous-classes sont inchangés. Les changements concernent : sections 24%, divisions 1%, groupes 14%, classes 30%, et sous-classes 34%.
De façon indépendante pour chacune des 5 catégories, les changements induits par la NAF 2024 sont les suivants :
Par niveaux de granularité (du plus agrégé au plus fin)
Enjeux et opportunités pour les banques
La nouvelle nomenclature NAF 2025 transforme la façon dont les établissements financiers catégorisent, analysent et pilotent leurs activités. Elle implique des évolutions majeures sur les plans clients, stratégiques, réglementaires et technologiques, en particulier dans la manière de renseigner le statut juridique, la valeur ajoutée, la tranche d’effectif salarié ou le code SIRET des établissements.
Enjeux forts, risques à anticiper et opportunités stratégiques
Tableau des impacts de la NAF 2025 sur les banques. Section 1 : Reclassement sectoriel des expositions, avec points tels que perte de comparabilité historique par activité et déploiement d'une cartographie dynamique alignée sur la nouvelle NAF. Section 2 : Modèles internes (IRB/IFRS9/stress tests) avec obsolescence des segmentations économiques et impact sur les analyses. Section 3 : Cartographie des risques climatiques, incluant exigence de l'intégration des facteurs climatiques, impact sur l'analyse de concentration des risques. Section 4 : Référentiels SI & Governance, soulignant la dépendance envers les standards ESG/BCBS pour les agences BCBS. Section 5 : Reporting réglementaire & Disclosures, couvrant la nécessité d'adaptation aux nouvelles réglementations (Pilier 3, Taxonomie) et l'importance d'une transparence ESG accrue.