L’intelligence artificielle fait déjà partie intégrante du quotidien des fonctionnaires du Canada. Il n’est plus question de savoir si l’IA influencera le secteur public, mais plutôt si les gouvernements façonneront délibérément cette influence – ou s’ils la laisseront évoluer sans les mesures de protection, la confiance et la reddition de comptes auxquelles les Canadiens s’attendent.
Le point de vue de KPMG est clair : Le plus grand risque que court le secteur public en matière d’IA n’est pas de l’adopter trop rapidement, mais de l’adopter sans une orientation clairement établie. L’adoption officieuse, les projets pilotes fragmentés et une gouvernance imprécise augmentent bien plus l’exposition qu’un programme d’IA bien conçu et déployé de manière responsable. Sans des priorités bien définies, une sélection disciplinée des cas d’application et l’intégration de mécanismes de gestion des risques, les organisations risquent de tomber dans une gouvernance réactive – c’est-à-dire qui réagit aux incidents plutôt que de déterminer les résultats.
Les leaders du secteur public – les sous-ministres, les dirigeants principaux de l’Information et les cadres municipaux supérieurs – disposent d’une fenêtre d’action étroite. En établissant dès maintenant une gouvernance de l’IA claire, en investissant dans les bases de données et le perfectionnement de l’effectif, en faisant progresser les applications à forte valeur et en faisant de la souveraineté et de la confiance des principes de conception non négociables, les gouvernements pourront réaliser ceci :
- Retrouver la maîtrise de l’usage de l’IA dans l’ensemble de leur organisation
- Réduire les risques liés à la protection des renseignements, à la sécurité et à l’atteinte à la réputation
- Permettre aux employés d’utiliser l’IA avec confiance et de manière responsable
- Fournir des services plus rapides, plus uniformes et davantage axés sur le citoyen
Cette transformation n’est pas que technologique; elle est aussi institutionnelle.
L’expérience de KPMG au sein des organisations du secteur public canadien démontre que les progrès s’accélèrent quand les projets d’IA s’appuient sur des cas d’application bien réfléchis, qu’ils incluent une évaluation rigoureuse de la valeur offerte et des risques, et qu’ils sont soutenus par une feuille de route pragmatique, allant du projet pilote à l’adoption de l’IA à l’échelle de l’organisation. Une approche disciplinée permet non seulement de développer la capacité, mais aussi de bâtir la confiance.
L’adoption responsable de l’IA peut et doit devenir une force distinctive du secteur public au Canada. En faisant les bons choix aujourd’hui, les gouvernements peuvent passer de leurs projets pilotes au déploiement de plateformes, de l’anxiété à la confiance, et de l’expérimentation à un impact sûr – et ce, au profit des Canadiens.
Le moment d’agir, c’est maintenant.