Cinq ans après son entrée en vigueur, la Taxonomie européenne amorce un changement d’échelle.
Taxonomie 2026 : le cap des 1 000 milliards d’euros d’investissements alignés est franchi
Publié le 15 septembre 2026
L'essentiel
L’étude KPMG dédiée à la mise en œuvre de la Taxonomie européenne, qui fait suite à celle consacrée aux enseignements tirés des publications des grandes entreprises françaises au titre de la CSRD pour l’exercice 2025, montre que la Taxonomie atteint une nouvelle étape de maturité et franchit plusieurs caps. Les taux d’alignement progressent, les entreprises s’approprient les premières mesures de simplification et le cadre réglementaire poursuit son évolution.
Cinq ans après son entrée en vigueur, la Taxonomie européenne amorce un changement d’échelle
Immobilier, automobile, luxe, santé : des dynamiques sectorielles qui s’ancrent dans la durée
L’étude met en évidence de fortes disparités entre secteurs :
Ces constats montrent que la Taxonomie dépasse le cadre d’un exercice réglementaire uniforme pour refléter les spécificités et les transformations propres à chaque secteur.
2026-2028 : après la simplification du reporting, celle des critères techniques
Après les premières simplifications entrées en vigueur (principe de matérialité, allègement des tableaux de reporting), la Commission européenne engage une nouvelle étape avec la révision des critères d’examen technique des activités, dont l’adoption est attendue au 4e trimestre 2026. Cette révision s’articule autour des évolutions suivantes :
Le renforcement de la standardisation des critères d’examen technique, par la rationalisation des critères DNSH entre différentes activités ;
La simplification de la mise en œuvre de l’alignement, grâce à une harmonisation des exigences avec les autres réglementations européennes ;
L’élargissement du périmètre de certaines activités, via la révision de leur description.
Ces travaux se poursuivront avec la refonte de l’acte délégué « Disclosures » en 2027 pour simplifier davantage le reporting, puis avec l’ajout de nouvelles activités éligibles à partir de 2028.
Ces ajustements répondent aux demandes exprimées par les entreprises pour alléger la charge de reporting, tout en maintenant un cadre robuste et comparable garantissant la confiance des investisseurs et des régulateurs. Un nouvel enjeu émerge néanmoins avec la diffusion rapide du modèle à l’international : celui de l’interopérabilité entre taxonomies, condition d’une allocation fluide des capitaux à l’échelle mondiale.
Tag : ESG
Contact presse
Découvrez nos derniers communiqués de presse et interviews d’experts sur notre espace média.