Selon le plus récent Répertoire sur l'adoption de l'IA générative de KPMG au Canada, près de la moitié (46 %) des travailleurs canadiens utilisent l'intelligence artificielle générative (IA) dans le cadre de leur travail, une hausse de 22 % par rapport à l'an dernier. L'indice se situe maintenant à 31,6, c'est-à-dire un taux de croissance de 116 % de l'adoption de l'IA depuis novembre 2023. Une note de 100 indique une adoption à grande échelle.
Le sondage, mené auprès de 2 183 employés canadiens, a révélé que la technologie est utilisée par un plus grand nombre de personnes – et plus fréquemment –, mais que celles-ci adoptent des comportements plus risqués lorsqu'elles entrent dans une requête, ce qui pourrait causer du tort à leur employeur.
Les résultats montrent que 24 % (contre 16 % au dernier sondage) des utilisateurs affirment avoir saisi des données confidentielles dans des plateformes publiques d'IA générative, par exemple sur les ressources humaines ou la chaîne d'approvisionnement, et que 19 % disent avoir saisi des données financières privées concernant leur employeur (contre 12 % auparavant).
« C'est formidable de constater une telle augmentation de l'adoption de l'IA générative par les membres du personnel car nous savons qu'elle stimule la productivité, mais les employeurs doivent vraiment s'assurer qu'aucune donnée privée ou confidentielle n'est involontairement divulguée », explique Lewis Curley, associé, Ressources humaines et changement organisationnel chez KPMG au Canada. « Si les organisations ne mettent pas en place des garde-fous et ne fournissent pas de formation sur l'utilisation de cet outil, les employés pourraient par inadvertance y entrer des données sensibles, ce qui est risqué pour elles. »
Le sondage indique que même si plus de 50 % des utilisateurs affirment que leur employeur encourage l'utilisation de l'IA générative en l'intégrant à la gestion de projet, près de 40 % disent ne pas connaître les mesures de contrôles mises en place à ce chapitre.
« Non seulement est-il essentiel que les organisations aient des politiques en place, mais elles doivent aussi communiquer clairement leurs attentes au personnel », affirme M. Curley.