L'IA continue d'attirer des investissements soutenus au Canada malgré l'incertitude économique. La grande majorité des organisations canadiennes (74 %) affirment que l'IA demeurera une priorité d'investissement absolue, même en cas de récession, ce qui concorde directement avec les constatations mondiales. Parallèlement, 65 % disent qu'elles continueront d'investir dans l'IA, qu'elles voient leurs investissements existants rentabilisés ou non.
Les résultats mesurables continuent d'accuser un retard par rapport aux intentions. Alors que 70 % des organisations canadiennes affirment que l'IA offre déjà une valeur commerciale significative, seulement 3 % affirment avoir obtenu un rendement établi et mesurable sur leurs investissements dans cette technologie. À l'échelle mondiale, seulement huit pour cent des répondants déclarent un rendement du capital investi dans l'IA, ce qui souligne un écart persistant entre la valeur perçue et les résultats vérifiables.
Dans l'ensemble, les résultats suggèrent que même si les organisations canadiennes investissent avec conviction, la plupart d'entre elles s'efforcent encore de passer de l'expérimentation à grande échelle et des cas d'utilisation précoces à des résultats reproductibles dans plusieurs flux de travaux.
Entre-temps, l'IA agentique – soit une technologie fondée sur les données et capable d'exécuter des actions indépendamment, comme la planification – n'est plus simplement un concept au Canada. Les organisations intègrent activement des agents d'IA dans leurs flux de travaux de base, ce qui marque un changement clair dans la façon dont le travail est organisé et exécuté.
Les résultats du sondage montrent également ce qui suit :
- 77 % des organisations canadiennes sondées ont déjà recours à des agents d'IA pour les aider dans des tâches telles que le partage des connaissances entre les équipes et les fonctions
- 66 % disent qu'elles travaillent à l'intégration complète de l'IA à leur main-d'œuvre, afin que celle-ci tire quotidiennement parti des fonctionnalités de la technologie.
En outre, les organisations canadiennes n'en sont pas toutes au même point de maturité :
- 37 % explorent ou mettent à l'essai des agents d'IA
- 43 % déploient, adaptent ou orchestrent des agents dans plusieurs flux de travaux
- 20 % développent ou mettent en œuvre des systèmes à agents multiples.
Le déploiement d'agents est concentré au sein des fonctions de base de l'organisation, notamment les technologies et les TI, les opérations, la gestion des risques et la conformité, les finances, ainsi que le marketing et les ventes. On remarque une tendance d'adoption similaire dans le reste du monde.
Les organisations canadiennes adoptent les agents d'IA à des taux semblables à ceux de leurs pairs à l'échelle mondiale, mais l'adoption à elle seule ne détermine pas les résultats. Lorsque les agents sont intégrés de façon cohérente dans les flux de travaux et les routines d'exploitation, les organisations commencent à percevoir une valeur reproductible. Cependant, lorsque l'utilisation demeure fragmentée ou isolée, les problèmes de gouvernance, les lacunes en matière d'intégration et la résistance de la main-d'œuvre continuent de limiter les retombées.