Les chefs d'entreprise canadiens préparent une main–d'œuvre future constituée à la fois d'humains et d'agents d'intelligence artificielle. Une nouvelle étude de KPMG Canada montre que les entreprises adoptent de plus en plus les systèmes d'IA agentive, ce qui marque un changement notable dans la façon dont les entreprises fonctionnent, embauchent des talents et gèrent leurs employés.
KPMG a sondé 306 dirigeants d'entreprises canadiennes sur la façon dont l'IA est utilisée dans leur organisation. L'étude révèle que, bien que l'IA soit la priorité d'investissement numéro un, l'IA agentive, qui fonctionne de manière autonome avec une supervision humaine minimale, est un élément clé de la stratégie des entreprises pour stimuler l'efficacité opérationnelle. Plus des trois quarts (77 %) utilisent déjà des agents pour les aider dans des tâches comme le partage des connaissances entre les services, et les deux tiers (66 %) évoluent vers un modèle de main–d'œuvre pleinement intégrée, dans lequel les humains collaborent directement avec des agents d'IA.
« Alors que les entreprises accélèrent le déploiement des agents d'IA, nous assistons à un changement générationnel dans la façon dont le travail est effectué. Les dirigeants conçoivent désormais des rôles, des équipes et des processus en supposant que humains et agents d'IA collaboreront : les agents sont responsables de la recherche et de la coordination, et les humains se concentrent sur le jugement, la décision et la responsabilité, a déclaré Stephanie Terrill, associée directrice canadienne, Transformation numérique, KPMG Canada. Ce changement a des répercussions sur tout, des modèles d'exploitation à la gouvernance et à la gestion des risques, en passant par les priorités commerciales et de gestion des effectifs. Les entreprises qui réalisent des progrès sont celles qui traitent les agents comme plus qu'un simple outil de productivité et qui redéfinissent activement la structure du travail. »
Plus de la moitié des répondants au sondage canadien (59 %) affirment que les agents d'IA ont déjà changé la façon dont leur entreprise recrute des talents en début de carrière, tandis que 63 % affirment la même chose au sujet des talents expérimentés. Les répondants s'attendent également à ce que les agents aient une incidence sur le processus d'évaluation du personnel. Parmi les évolutions attendues, 39 % des entreprises prévoient d'intégrer les compétences de collaboration avec l'IA dans les évaluations de performance et les descriptions de poste. Un même pourcentage entend renforcer la valorisation des capacités humaines, comme la pensée critique ou la compréhension contextuelle, face aux tâches désormais prises en charge par l'IA. Enfin, 36 % envisagent de revoir leurs critères de promotion afin de privilégier la maîtrise de l'IA et la capacité à déléguer efficacement aux agents. Les chefs d'entreprise prévoient également qu'au cours des deux à trois prochaines années, les agents piloteront des projets pour des équipes (39 %) ou travailleront aux côtés d'humains pour accomplir certaines tâches (31 %).