Grâce à son accès à de riches ensembles de données de mieux en mieux structurés et à une culture d’innovation croissante, le secteur canadien des services financiers est bien placé pour devenir un chef de file en matière d’adoption de l’IA générative. Non seulement cette combinaison procure un net avantage au secteur, mais elle élève la barre en ce qui concerne la qualité, l’intégration et la gouvernance des données. Pour les banques et les assureurs, le succès du déploiement de l’IA générative repose sur la disponibilité de données propres et accessibles, et sur leur capacité à relier l’IA à d’autres technologies émergentes.
L’ouverture de la clientèle à ces technologies est un autre facteur déterminant. En effet, les consommateurs canadiens se sont montrés très disposés à adopter des services financiers numériques et mobiles, ce qui a créé un environnement propice aux offres fondées sur l’IA générative. Par conséquent, les institutions financières investissent non seulement dans la technologie, mais aussi dans la gestion du changement et la sensibilisation des clients pour accroître l’adoption.
Bien que ces atouts soient communs à l’ensemble du secteur, il existe des différences notables dans l’approche. Les répondants au sondage considèrent que les compagnies d’assurance sont en tête pour ce qui est de l’adoption avancée de l’IA générative, 30 % ayant déclaré qu’elle est pleinement intégrée dans les opérations et les flux de travail de base. Les banques, pour leur part, en sont plutôt à une adoption partielle, axée sur la productivité et les ventes, et s’attendent à un retour sur investissement plus rapide.
En fin de compte, la véritable force du secteur des services financiers canadiens réside autant dans sa volonté de s’adapter et d’innover à grande échelle que dans la richesse de ses données et son expertise réglementaire. Les chefs de file du secteur reconnaissent que les stratégies d’IA générative doivent être adaptées selon la maturité et la propension à la prise de risques de chaque organisation, ainsi qu’à l’évolution des attentes de la clientèle.