Les certificats d’origine ont toujours été considérés comme des outils commerciaux servant à déterminer les tarifs ou à prouver la conformité aux accords commerciaux.Mais dans le contexte actuel, où les entreprises peuvent être jugées en fonction de l’impact environnemental et social de leurs chaînes d’approvisionnement, les déclarations d’origine ne concernent plus seulement l’économie. D’autres questions juridiques peuvent également être soulevées :
- Déclaration environnementale fausse ou trompeuse – Les produits peuvent sembler être conformes aux politiques d’approvisionnement à faibles émissions de carbone, mais ils sont en fait produits dans un pays où les lois environnementales permettent des émissions élevées ou ne sont pas très strictes.
- Préoccupations en matière de droits du travail et de la personne – Les fausses déclarations concernant l’origine peuvent cacher des liens avec le travail forcé, des conditions de travail dangereuses ou une mauvaise application des droits du travail.
- Lacunes en matière de gouvernance – Un certificat frauduleux ou trompeur signale souvent des problèmes plus larges en matière de transparence et de conduite éthique des fournisseurs.
De nouvelles réglementations canadiennes et mondiales placent la barre plus haut :
- Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement du Canada (rapport sur l’esclavage moderne)
- Loi américaine sur la prévention du travail forcé des Ouïgours
- Directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité et mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne
Ces lois obligent les entreprises à rendre publics leurs efforts pour éliminer de leurs chaînes d’approvisionnement les pratiques contraires à l’éthique en matière de travail, efforts qui s’appuient fortement sur des données d’origine exactes et vérifiables. Un certificat trompeur qui cache un approvisionnement auprès de régions à risque élevé pourrait maintenant non seulement déclencher un examen par les autorités douanières, mais aussi donner lieu à une atteinte à la réputation et à des conséquences juridiques en vertu de la loi canadienne.