Cinquante-sept pour cent des sociétés ont réduit, suspendu ou annulé leurs dépenses en capital :
- 36 % ont réduit leurs dépenses en capital
- 12 % ont suspendu leurs dépenses en capital
- 9 % ont complètement annulé leurs dépenses en capital
- Du côté des investissements en recherche et développement, 42 % les ont réduits ou suspendus.
Les activités restent en grande partie en place, mais les investissements ralentissent. Cet écart est important parce qu’il s’accroît. La capacité ne change pas d’un coup; elle évolue au gré des décisions répétées de reporter ou de réduire des investissements. L’équipement vieillit, les gains de productivité s’amenuisent ou s’inversent, et de nouvelles capacités émergent ailleurs.
Cinquante-deux pour cent des sociétés décrivent être actuellement en « mode endurance ». À court terme, il pourrait s’agir d’une réponse rationnelle à l’incertitude. Au fil du temps, cependant, la réduction des investissements rend plus difficile le retour de la compétitivité.
Par ailleurs, 32 % des répondants ont déclaré que leurs marges étaient plus élevées lorsqu’ils produisent et vendent aux États-Unis que lorsqu’ils exportent du Canada, et 35 % ont indiqué que leurs marges étaient plus élevées sur leurs ventes internationales à partir des États-Unis.
Ces décisions ne sont pas reportées. Les sociétés réagissent aux conditions actuelles plutôt que d’attendre une plus grande clarté commerciale ou politique, et les effets se font déjà sentir.
Bien que les tarifs et les pressions sur les coûts soient des éléments déclencheurs, de nombreuses sociétés poursuivent également leur croissance en se rapprochant de leurs clients et en dégageant des marges plus solides.
La dynamique de la demande des clients et des chaînes d’approvisionnement renforce cette transformation. À mesure que les réseaux de production se réorientent vers les États-Unis, les sociétés s’efforcent de demeurer pertinentes auprès de leurs principaux acheteurs et de se positionner dans des écosystèmes plus efficients et à rendement plus élevé.
Il existe un risque que ces mouvements s’accélèrent rapidement. À mesure que les capitaux sont redirigés et que les chaînes d’approvisionnement se réorganisent, les décisions commencent à se confirmer, devenant plus difficiles à renverser.