Alors que les administrations publiques accélèrent leur adoption de l’intelligence artificielle (IA), l’acquisition de produits canadiens devient un élément de plus en plus important de l’équation. Selon une nouvelle étude de KPMG Canada, plus des trois quarts (76 %) des fonctionnaires affirment que la politique en matière d’approvisionnement de leur organisation indique que l’acquisition de produits d’IA doit se faire auprès d’entreprises canadiennes dans la mesure du possible.
Ces conclusions s’inscrivent dans un contexte de tensions commerciales accrues entre le Canada et les États-Unis, et de pressions qui visent à renforcer la souveraineté économique du Canada. Les fonctionnaires expriment également une importante préoccupation quant à la protection des données et de la propriété intellectuelle du pays. La grande majorité (94 %) indique qu’il est urgent de les protéger, tandis que 88 % croient que le Canada devrait investir dans des infrastructures de conservation des données souveraines. Plus des deux tiers (69 %) des fonctionnaires croient également que tous les paliers de gouvernement devraient collaborer pour favoriser la construction de centres de données au Canada.
« Les fonctionnaires comprennent que la capacité du Canada à demeurer concurrentiel et à innover dépend de plus en plus de la façon dont nous protégeons et gérons nos données », affirme Michael Klubal, leader national, Infrastructure, administrations publiques et soins de santé, KPMG Canada. « Cependant, la souveraineté des données ne représente qu’une pièce du casse-tête. Pour réaliser le plein potentiel de l’IA, les administrations publiques doivent améliorer les compétences de leur personnel, mettre en place des cadres de gouvernance et veiller à ce que leur main‐d’œuvre possède les capacités nécessaires. »
Parallèlement, les fonctionnaires adoptent de plus en plus l’IA. Les deux tiers (66 %) des répondants indiquent qu’ils utilisent cette technologie et 69 % croient qu’elle permettra la prestation de services publics plus rapides et réactifs. Toutefois, les administrations publiques font encore face à d’importants défis quant à l’adaptation de l’IA.
Le sondage mené auprès de 519 fonctionnaires de partout au Canada révèle que les administrations publiques vont au-delà de l’expérimentation de l’IA, mais que d’importantes lacunes demeurent en matière de gouvernance, de préparation de la main‐d’œuvre et de confiance du public.
« La conversation s’est considérablement transformée au cours de la dernière année, poursuit M. Klubal. Les fonctionnaires reconnaissent de plus en plus la valeur que l’IA peut apporter à la prestation de services, à l’efficience opérationnelle et à la prise de décisions. Or, nous constatons de manière croissante que la réussite ne dépend pas seulement de la technologie. Les administrations publiques ont besoin d’une gouvernance, d’une main-d’œuvre qualifiée, de bases de données fiables et de mécanismes de protection clairs si elles veulent adopter durablement leurs projets pilotes. »
Les conclusions du sondage résonnent avec la Stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle du Canada : L’IA pour tous, qui vise à accélérer l’adoption, l’innovation et la productivité en matière d’IA à l’échelle du pays.