Selon une nouvelle étude de KPMG Canada, pour répondre aux ambitions du Canada sur le plan de la défense, il faudra améliorer l'approvisionnement, la préparation de la main-d'œuvre et l'accès aux capitaux. Le rapport préconise une coordination accrue entre l'industrie, les pouvoirs publics, les groupes autochtones et les autres parties prenantes pour accélérer les projets et stimuler la capacité concurrentielle du Canada.
L'étude sur l'intérêt national et la défense (NIDS), qui s'appuie sur les connaissances spécialisées de plus de 70 chefs de file des secteurs de la défense, des capitaux, des infrastructures, du numérique, des chaînes d'approvisionnement, des collectivités et des entreprises, révèle que, bien que le Canada ait réalisé des progrès importants dans l'amélioration de la défense, la souveraineté et la résilience en tant que priorités nationales, la capacité du pays à exécuter rapidement et à grande échelle déterminera si cet élan se transformera en un avantage économique et stratégique durable.
Lorsqu'on les a interrogés sur les principaux points de pression, près des deux tiers (63 %) des dirigeants d'entreprise canadiens ont exprimé leur inquiétude face à la complexité des processus d'approvisionnement et de financement, qui retarde les grands projets d'investissement; par ailleurs, la pénurie de talents qualifiés et l'accès limité au capital et aux incitatifs fiscaux, notamment pour les petites entreprises, compliquent la réalisation des projets et la commercialisation de nouvelles idées.