Selon un nouveau sondage de KPMG au Canada, plus de sept étudiants canadiens sur dix (73 %) utilisent maintenant l'intelligence artificielle (IA) générative pour leurs travaux scolaires, en forte hausse par rapport à 59 % en 2024 et à 52 % il y a deux ans. Cette popularité grandissante se traduit par de nouveaux dilemmes pour les établissements d'enseignement; l'étude montre également que l'IA générative est utilisée pour éviter la pensée critique, près de la moitié (48 %) des répondants affirmant que leur esprit critique s'est détérioré depuis qu'ils ont commencé à l'utiliser.
« L'enseignement supérieur vise à permettre aux étudiants de développer leur pensée critique, et non à l'éviter », a déclaré Rob Clayton, associé et leader nationale en Éducation, KPMG au Canada. « Nos recherches soulignent l'importance d'intégrer la littératie en matière d'IA dans l'enseignement supérieur afin d'aider les étudiants à apprendre à utiliser les outils d'IA pour améliorer leurs capacités d'analyse, et non pour les détériorer.
Lorsqu'ils entrent sur le marché du travail, on s'attend non seulement à ce qu'ils sachent comment utiliser l'IA de façon appropriée et sécuritaire, mais ils doivent aussi avoir la capacité d'analyser, d'évaluer de façon objective et de résoudre les problèmes », dit-il. « Les étudiants qui n'utilisent l'IA que pour gagner du temps risquent de sacrifier la compréhension au profit de la commodité, en laissant de côté la pensée critique, la rétention des connaissances et la capacité d'adaptation dans un monde en évolution rapide.
« L'IA fait maintenant partie de notre réalité quotidienne. Pour de nombreux étudiants, l'IA générative est devenue une seconde nature; près de la moitié d'entre eux affirment que leur premier réflexe est de se fier à l'IA lorsqu'on leur donne une tâche. Pourtant, depuis le début de cette recherche il y a deux ans, les étudiants (jusqu'à six sur dix) ont toujours l'impression de tricher lorsqu'ils utilisent l'IA générative et plus de la moitié d'entre eux ont peur de se faire prendre. Cela semble indiquer que les établissements d'enseignement supérieur doivent continuer d'intégrer l'IA à leurs parcours d'apprentissage. »
En effet, le sondage révèle que près de 80 % des étudiants souhaitent que leur établissement d'enseignement offre des cours sur la façon d'utiliser l'IA de façon éthique et sécuritaire et considèrent celle-ci comme un élément fondamental pour mettre en pratique leur pensée critique.