À l’approche de l’annonce du budget, la majorité des chefs d’entreprise canadiens souhaitent que le gouvernement fédéral réglemente rapidement l’intelligence artificielle (IA) et mette en place des incitatifs pour garder la recherche, les données et les talents canadiens sur notre territoire, révèle une nouvelle étude de KPMG au Canada.
Dans un récent sondage mené auprès de 750 chefs d’entreprise, plus de neuf sur dix (92 %) ont déclaré que le gouvernement fédéral devrait réglementer l’IA dès que possible. La même proportion (92 %) a déclaré que l’approche du Canada en matière de réglementation de l’IA devrait être agile, flexible et relativement simple, car la technologie évolue trop rapidement. Presque tous les répondants (94 %) conviennent que la politique canadienne en matière d’IA doit inclure un ensemble de réglementations raisonnables, simples et applicables, alignées sur les normes mondiales, afin de permettre une adoption accélérée.
« Les chefs d’entreprise canadiens s’attendent à ce que le gouvernement fédéral adopte une approche nuancée et équilibrée en matière de réglementation, mais aussi qu’il agisse rapidement. Le Canada devra prendre des décisions difficiles qui concilient la protection contre les risques liés à l’IA, la réduction de la complexité de la réglementation et la promotion du développement au Canada », affirme Jillian Frank, associée et leader nationale, Transformation juridique, technologie et services gérés chez KPMG au Canada.
Selon Mme Frank, il est possible d’adopter sans tarder une approche équilibrée en matière de réglementation si le gouvernement agit rapidement, mais « les entreprises canadiennes devront peut-être laisser au gouvernement la latitude nécessaire pour adopter une approche agile, par exemple en commençant par une réglementation souple fondée sur les normes existantes concernant la protection de la vie privée, les droits de la personne, la propriété intellectuelle et les consommateurs, puis en l’ajustant par la suite afin d’assurer une application appropriée et de tirer des leçons de l’expérience d’autres administrations comme l’Union européenne »
Une recherche antérieure de KPMG International a démontré que les trois quarts des Canadiens veulent aussi une réglementation de l’IA, soit 5 points de pourcentage de plus que la moyenne mondiale.