Alors que l’idée de bâtir un Canada plus fort est en tête des priorités nationales, celle de réformer le régime fiscal est devenue un impératif pour les chefs d’entreprise canadiens; selon un nouveau sondage de KPMG au Canada, 9 chefs sur 10 (91 %) estiment qu’il est temps de simplifier le régime fiscal et de réduire le taux d’imposition des investissements afin de faire croître l’économie.
Le sondage mené auprès de 250 chefs d’entreprise a identifié la réforme fiscale approfondie comme étant l’une des trois grandes priorités qui permettraient au gouvernement fédéral d’accroître la compétitivité des entreprises. Près de 6 chefs sur 10 (58 %) l’ont désignée comme une priorité, juste derrière l’élimination des obstacles au commerce interprovincial (64 %).
« En cette période d’édification nationale, nous avons une occasion historique de surmonter des années de complaisance et de bâtir un régime fiscal concurrentiel qui répond aux défis actuels que sont le ralentissement de la productivité et le déclin des investissements des entreprises au Canada », affirme Lucy Iacovelli, associée directrice canadienne du groupe Fiscalité et services juridiques de KPMG au Canada. « Il faudra faire preuve d’un leadership audacieux pour simplifier les impôts et les règlements complexes qui ajoutent au fardeau des entreprises et optimiser le régime fiscal. Les politiques fiscales touchant les sociétés devraient inciter les entreprises à mettre à profit leurs capitaux d’investissement et à rendre nos industries et nos travailleurs plus productifs. Il s’agit du cœur même d’une économie résiliente et de notre niveau de vie en tant que Canadiens. »
Le sondage de KPMG a révélé que près des trois quarts (72 %) des chefs d’entreprise estiment que les politiques fiscales canadiennes actuelles n’offrent pas des incitatifs suffisants pour favoriser les investissements; 91 % sont d’avis que les gouvernements doivent mettre en œuvre des politiques fiscales et réglementaires qui encouragent les investissements plus importants et qui accélèrent l’adoption des technologies, comme l’intelligence artificielle (« IA »).
« Le milieu des affaires et les gouvernements du Canada doivent s’entendre sur des politiques fiscales touchant les sociétés plus favorables qui aideront à atténuer l’incidence des politiques commerciales perturbatrices et des politiques fiscales de rétorsion des États-Unis », ajoute Mme Iacovelli.
Principaux résultats du sondage :
- 91 % des chefs disent que le Canada doit simplifier le régime fiscal d’imposition des sociétés
- 90 % conviennent que le Canada doit éliminer les obstacles à l’investissement
- 90 % estiment que le Canada doit réduire les taux d’imposition sur les investissements afin de stimuler la croissance économique
- 91 % sont d’avis que les gouvernements doivent mettre en œuvre des politiques fiscales et réglementaires qui encouragent les investissements plus importants et accélèrent l’adoption des technologies
- 88 % pensent que le Canada doit mener une refonte complète de ses politiques économiques et industrielles
- 57 % indiquent qu’ils ont investi dans leur entreprise, mais que la guerre commerciale actuelle rend difficile l’accès aux marchés.