Attitudes des Canadiens à l’égard des succursales
Bien que les visites en succursale soient de plus en plus rares, les personnes interrogées portent un jugement très favorable sur leur institution financière, 87 % d’entre elles se déclarant satisfaites du service fourni par leur succursale. Les répondants ont également exprimé un haut degré de fidélité envers leur institution financière, près des trois quarts (73 %) affirmant qu’ils resteraient avec leur banque locale ou leur caisse populaire même si leur succursale fermait.
« C’est la question clé qui est au cœur du dilemme sur l’avenir des grands réseaux de succursales qui accueillent de moins en moins de clients. Or, l’expérience vécue par des banques à l’étranger pourrait rassurer les banques et leurs clients, souligne M. Rush. Des institutions financières en Israël, en Scandinavie, en Australie et au Royaume-Uni qui ont réduit leurs réseaux de succursales n’ont constaté qu’une très faible érosion de leur clientèle. »
Près de six personnes sur dix (59 %) ont déclaré qu’elles seraient peu ou pas du tout affectées par la fermeture de leur succursale locale, plus de la moitié (54 %) affirmant qu’elles préféreraient ne pas se rendre à leur succursale, mais qu’elles sont obligées de le faire parce que certaines activités ne peuvent être effectuées en ligne, par téléphone ou à un guichet automatique. Fait intéressant à noter, 55 % des répondants se disent prêts à renoncer complètement aux services bancaires en personne pour bénéficier d’une meilleure expérience bancaire en ligne ou uniquement par appareil mobile.
Selon Dan Resnick, associé au sein de l’équipe Expérience client de KPMG spécialisée dans les services financiers, de nombreuses banques et coopératives d’épargne et de crédit ont tenté d’attirer davantage de clients dans leurs succursales en transformant celles-ci en « centres de conseils » axés sur la planification financière, les conseils en placement et les services de gestion de patrimoine, mais les données de l’enquête montrent que deux tiers (65 %) des personnes interrogées rejettent l’idée d’une telle transformation.
« Les Canadiens nous ont dit qu’ils ne voulaient pas que leur succursale locale soit transformée en un lieu où l’on n’offrirait que des conseils financiers, car cela ne fait pas partie des principales raisons pour lesquelles ils se rendent physiquement dans une succursale, déclare M. Resnick. D’un autre côté, il est temps de mettre fin à la croyance selon laquelle des services financiers améliorés ne peuvent être dispensés qu’en succursale. »
« Les attentes et les souhaits exprimés par les Canadiens en 2024 montrent clairement la nécessité pour les banques et les coopératives d’épargne et de crédit d’adopter une nouvelle vision et de réévaluer ce que veulent leurs clients, la manière dont ils le veulent et le moment où ils le veulent. Ce n’est qu’ensuite qu’elles pourront déterminer la meilleure combinaison de points de contact avec la clientèle, y compris les canaux numériques, les succursales physiques et les emplacements tiers (épiceries, cafés, terminaux d’aéroport, etc.). La combinaison idéale variera également en fonction de la région ou de la ville, il ne s’agit donc pas d’une formule universelle », conclut M. Resnick.