Aujourd’hui, les organisations de partout au Canada ne se demandent plus « si » elles devraient adopter l’IA, mais plutôt « comment » s’assurer que leur personnel et leur entreprise en tirent le plein potentiel.En effet, au cours des 12 prochains mois, 73 % des chefs de la direction canadiens prévoient d’investir de 10 à 20 % de leur budget dans l’IA (rapport Perspective des chefs de la direction 2025 de KPMG).
Pour bon nombre d’organisations canadiennes, des expériences et des projets pilotes éparpillés se sont transformés en des stratégies plus coordonnées à l’échelle de l’entreprise : 31 % d’entre elles déclarent avoir entièrement intégré des solutions d’IA générative à leurs activités de base, tandis que 32 % affirment avoir atteint une adoption partielle. Cependant, l’adoption à elle seule ne garantit pas la création de valeur. Sans harmonisation réfléchie entre le déploiement de l’IA et la préparation de la main-d’œuvre, les organisations risquent d’obtenir des résultats incohérents et les gains de productivité, de stagner. Soutenir la main-d’œuvre dans la transformation représente la clé d’une adoption de l’IA réussie et de l’atteinte d’une productivité maximale.
C’est là que la littératie en IA devient essentielle. Par cela, on entend la capacité des employés à comprendre les outils et les concepts de l’IA, à interagir avec cette technologie et à l’utiliser efficacement dans leur rôle. Parmi les personnes qui ont recours à l’IA au travail, 83 % estiment qu’elles doivent améliorer leurs compétences pour l’utiliser efficacement (Répertoire sur l’adoption de l’IA générative 2025 de KPMG), ce qui souligne l’urgence croissante d’un apprentissage structuré et adapté aux rôles. Lorsque les employés comprennent comment l’IA peut améliorer leur travail et qu’ils se sentent en confiance quant à l’utilisation de cette technologie, ils participent activement à la transformation plutôt que de se faire entraîner par la vague de changements.
À mesure que les organisations passent de l’expérimentation à la mise en œuvre stratégique, la littératie en IA s’illustre en tant que pont entre les investissements technologiques et les gains de productivité réels. Au Canada, la littératie en IA et la confiance envers cette technologie sont à la traîne : le pays se classe 44e sur 47 en ce qui concerne les connaissances et la formation en IA (KPMG International). Les progrès ne se produiront que lorsque les organisations mettront l’accent sur le développement des compétences de leur main-d’œuvre, favoriseront un état d’esprit propice au changement et établiront les systèmes de soutien dont leurs employés ont besoin pour s’épanouir dans un milieu de travail axé sur l’IA. Poursuivez votre lecture pour découvrir ce qui pourrait freiner votre organisation et comment tracer la voie à suivre.