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      En juillet 2026, le Canada et huit pays partenaires ont annoncé leur intention d’établir la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (« BDSR »). Même si les détails au sujet du modèle opérationnel définitif ne sont pas encore connus, l’initiative pourrait créer un nouvel ensemble de considérations stratégiques pour les institutions financières canadiennes.

      La participation à l’écosystème de la BDSR peut demander aux banques de regarder au-delà des risques financiers et réglementaires traditionnels. La fraude, la lutte contre le blanchiment d’argent, les sanctions, la cybersécurité et la résilience opérationnelle pourraient devenir de plus en plus liées à des considérations économiques et de sécurité nationale de plus large portée. Même les activités et l’information bancaires familières peuvent prendre une plus grande importance stratégique dans un environnement centré sur la défense.  

      Ce rapport examine la manière dont la BDSR pourrait refaçonner le contexte des risques pour les banques canadiennes. Il considère les occasions potentielles, les risques et les exigences en matière de gouvernance qui sont associés à la participation, tout en identifiant les questions clés que les dirigeants devraient poser maintenant.  

      Le défi qui en découle revient à déterminer la façon dont les activités liées à la BDSR devraient être évaluées en fonction des risques, gouvernées et contrôlées. La réponse requise consiste à superposer aux cadres existants une approche propre à la mission, et non à créer un univers parallèle en matière de conformité.  

      Les six impératifs ci-dessous traduisent ce défi en considérations pratiques pour les conseils d’administration et les dirigeants.


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      Les six impératifs pour les institutions financières qui composent avec l’écosystème de la BDSR

      • Un choix stratégique, pas seulement une décision liée aux produits

        Les conseils d’administration devraient définir dans quels domaines et de quelle manière la banque est prête à participer, notamment en ce qui concerne les secteurs, les rôles, les régions, les contreparties, l’exposition aux données et les circonstances justifiant un refus.  

      • Le rôle détermine l’exposition

        Un prêteur, une banque transactionnelle, un conseiller et un dépositaire de renseignements ont accès à des données différentes, créent des dépendances différentes et nécessitent des contrôles différents. 

      • Les renseignements deviennent un actif protégé

        Les renseignements que la banque conserve pourraient avoir la même importance que ceux qu’elle transfère. Les données stratégiques doivent être classifiées et faire l’objet d’un accès fondé sur le principe du besoin de savoir, d’une surveillance et d’un partage sécurisé.  

      • La fraude devient une source de renseignement

        Un faux fournisseur, un détournement de paiement ou un accès inhabituel à des fichiers peut être le signe d’un contournement de sanctions, d’un financement des activités terroristes, d’une ingérence étrangère, d’une activité de reconnaissance ou d’une compromission de la chaîne d’approvisionnement. 

      • Les incidents sans perte financière peuvent être importants

        Les tentatives d’opérations, les relations compromises, les retards opérationnels et les atteintes à la réputation peuvent entraîner des conséquences importantes, même en l’absence de transfert ou de perte de fonds.   

      • Les fonctions doivent converger

        Le modèle opérationnel devrait relier les décisions relatives à la fraude, à la LBA/FAT, aux sanctions, aux cyberrisques, aux délits d’initiés et aux tiers ainsi qu’à la résilience, sans nécessiter le regroupement de ces fonctions sur le plan organisationnel. 




      Qu’est-ce que la participation à l’écosystème de la BDSR pourrait signifier pour votre organisation?

      Téléchargez la version complète du rapport pour explorer les rôles potentiels, les risques et les considérations relatives à la gouvernance pour les banques canadiennes. 

      Banque de la défense, de la sécurité et de la resilience

      Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience

      Nouveau mandat de gestion du risque pour les banques canadiennes.

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      Éric Lachapelle

      Associé et Co-leader national Services-conseils, Crimes financiers

      Montréal

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      Marilyn Abate

      Associée, Forensic - Enquête, Intégrité & Règlement de différends

      Toronto

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