Pendant une bonne partie des dix dernières années, le Canada a traité la question du travail forcé en misant sur la transparence des chaînes d'approvisionnement. Selon cette approche, les organisations fournissaient des informations sur les mesures qu'elles prenaient pour atténuer les risques dans leurs chaînes d'approvisionnement, et les parties prenantes pouvaient prendre connaissance de ces informations. Cette approche est maintenant en pleine évolution.
Le gouvernement fédéral a proposé des mesures législatives dans le cadre du projet de loi C-35, Loi concernant l’interdiction d’importer des marchandises produites par recours au travail forcé afin d'établir un régime autonome visant l'interdiction d’importer des marchandises produites par le recours au travail forcé, distinct de la Loi sur les chaînes d'approvisionnement. Parallèlement, les autorités américaines renforcent leur surveillance des risques liés au travail forcé, ce qui accentue la pression sur les entreprises canadiennes exposées aux activités commerciales transfrontalières. Par conséquent, les organisations doivent désormais être en mesure de démontrer ce qu'elles savaient et les mesures qu'elles ont prises, plutôt que de simplement fournir des informations.
Les organisations ayant des chaînes d'approvisionnement complexes ou à l'échelle mondiale sont exposées à des risques importants qui dépassent largement les obligations de déclaration en matière de conformité, notamment les risques liés à l'examen approfondi des autorités douanières, aux retards des expéditions, aux perturbations de l'approvisionnement et à l'atteinte à la réputation. La gestion de ces risques exige un effort de coordination de l'ensemble des équipes responsables des services juridiques, de l'approvisionnement, des activités commerciales, du développement durable et de la chaîne d'approvisionnement.
Les professionnels en matière de douanes et commerce international, de développement durable, d’approvisionnement et de chaîne d'approvisionnement de KPMG peuvent aider les organisations à identifier et à gérer les risques liés au travail forcé et à documenter les mesures qu'elles mettent en place pour traiter cet enjeu.
L'échéancier suivant présente les principales étapes de l'évolution des nouvelles lois canadiennes, des activités de mise en application des lois aux États-Unis et des obligations de déclaration en vigueur au Canada.