Les principaux programmes d’investissement exigent davantage d’attention. Leur rythme, leur ampleur et leur complexité dépassent les structures traditionnelles de gouvernance d’entreprise. L’étude de KPMG portant sur la gouvernance de grands projets démontre qu’une gouvernance efficace est nécessaire pour s’assurer que les bonnes décisions sont prises par les bonnes personnes, au bon moment et avec les bonnes informations.
Lorsque la gouvernance est inadéquate, cela a une incidence sur la qualité de la prestation et les conséquences vont bien au-delà des dépassements de coûts et du non-respect des échéanciers :
- Le manque de clarté des pouvoirs décisionnels et des protocoles d’escalade retarde les approbations essentielles, ce qui ralentit la réalisation des projets et entraîne des retards évitables.
- Une responsabilisation floue affaiblit la vue directe de la direction à l’égard des risques et des enjeux, ce qui réduit la confiance dans la réalisation de projets et accroît les surprises lors des dernières phases.
- Des points de contrôle incohérents ou mal conçus donnent lieu à des approbations prématurées, à des remaniements et à une diminution de la prévisibilité des coûts et des échéanciers.
- Les mécanismes limités de transparence et de certification affaiblissent les signaux d’alerte précoces, érodant ainsi la confiance des parties prenantes et la performance de la prestation.
- Le décalage culturel ralentit la prise de décisions et nuit à la discipline d’exécution, ce qui amplifie les risques liés à la prestation.