Les contribuables ont soutenu que le rattachement aux fins de l'impôt de la partie IV devrait être testé lorsque le dividende est déclaré et payé par la société payante. Ils ont fait valoir que la déclaration et le versement de dividendes sont des mesures étroitement liées au contrôle ou à l'influence notable. En revanche, le moment où un dividende est réputé avoir été reçu par un bénéficiaire d'une fiducie n'est pas une action d'une société payante et il est régi par des dispositions (soit le paragraphe 104(19)) qui n'ont pas le même objet que la partie IV.
Contrairement à la Couronne, qui a commencé son argumentation en vertu du paragraphe 104(19), les contribuables ont amorcé leur analyse par l'application de l'article 186 et de l'impôt de la partie IV sur les dividendes reçus de sociétés non rattachées. Les contribuables ont soutenu que l'article 186 ne précise pas un moment où la détermination du rattachement doit avoir lieu, au-delà du fait qu'elle est effectuée à un moment donné. Au lieu de cela, le mot « reçu » à l'article 186 fait référence à l'année où l'impôt de la partie IV est payable, et non au moment où le rattachement est déterminé.
Enfin, les contribuables ont mentionné l'objet de l'impôt de la partie IV, soulignant qu'il avait pour but de réduire ou d'éliminer les reports d'impôt sur les placements de portefeuille, et que le rattachement sert à faire la distinction entre un placement de portefeuille et un placement autre que de portefeuille. Cette ligne de démarcation est établie, en partie, en demandant si un bénéficiaire a eu au moins une influence notable sur la déclaration d'un dividende ou non.
Subsidiairement, les contribuables ont fait valoir que si le rattachement doit être testé au moment de la réception, comme la Cour de l'impôt l'a conclu, le rattachement devrait être établi au moment où la fiducie, et non la société bénéficiaire, reçoit le dividende.