Les émetteurs assujettis qui font des affirmations environnementales doivent agir avec prudence, car l’écoblanchiment fait l’objet d’une surveillance accrue de la part des organismes de réglementation au Canada. Le 7 novembre 2024, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (« ACVM ») ont publié l’Avis 51-365 du personnel des ACVM, Activités du programme d’examen de l’information continue pour les exercices terminés les 31 mars 2024 et 31 mars 2023 (l’« Avis »), qui met en lumière les lacunes fréquentes dans l’information, comme les affirmations exagérément promotionnelles au sujet de l’écoblanchiment.
Les ACVM se joignent à d’autres organismes de réglementation au Canada et ailleurs dans le monde qui mettent davantage l’accent sur l’information ESG, et soulignent l’importance de l’exactitude et de la transparence. L’Avis indique que les déclarations fausses, trompeuses ou non fondées peuvent entraîner des pénalités importantes. La Loi sur la concurrence, qui comprend des dispositions contre l’écoblanchiment afin de tenir les sociétés responsables des affirmations non fondées, renforce davantage le fait que ce type d’information est pris au sérieux par les organismes de réglementation.
Pour en savoir plus sur l’évolution de la situation relative aux risques d’écoblanchiment au Canada, consultez nos articles Bill C-59: Balancing Green Goals with Economic Risks et Bill C-59: From investigation to inquiry d’octobre 2024, ainsi que l’analyse de KPMG Mise en garde concernant l’écoblanchiment de juillet 2024. Consultez également le rapport de KPMG intitulé The Challenge of Greenwashing: An International Regulatory Overview (novembre 2024), qui analyse les accusations d’écoblanchiment et la réglementation connexe dans 25 pays et territoires.