La Loi exige que les employeurs fassent rapport sur le salaire, les heures travaillées, le versement de bonis, la rémunération des heures supplémentaires et les heures supplémentaires travaillées, avec une comparaison fondée sur le sexe des employés. Le rapport doit inclure tous les employés en Colombie-Britannique, qu'ils travaillent sur place ou à distance dans la province.
Les données salariales présentées dans le rapport comprennent :
- le salaire (rémunération ordinaire, sans inclure les bonis et les heures supplémentaires) reçu au cours de la période de déclaration
- le nombre d'heures travaillées utilisé pour calculer le salaire
- les bonis reçus au cours de la période de déclaration
- la rémunération des heures supplémentaires reçue au cours de la période de déclaration
- le nombre d'heures supplémentaires travaillées pouvant être attribuées à la rémunération des heures supplémentaires
- un salaire spécial (par exemple, un montant forfaitaire qui n'est pas affecté à un nombre d'heures défini).
La « période de déclaration » s'étale sur une période de 12 mois. L'employeur peut choisir d'utiliser son dernier exercice avant la date limite du 1er novembre ou l'année civile précédente.
Les données salariales sont comparées entre trois catégories de genre : homme, femme ou non binaire. Des limites sont établies pour les rapports lorsqu'une catégorie de genre compte moins de dix personnes étant donné les enjeux de confidentialité que peut soulever la collecte de données au sein d'entreprises de petite taille.
Comment compiler les données pour le rapport
Dans un premier temps, les employeurs doivent demander aux employés de s'identifier dans les catégories de genre suivantes : homme, femme ou non binaire. Les employés doivent être avisés que la divulgation d'informations est volontaire et qu'ils ont la possibilité de passer en revue et de modifier les informations déjà fournies. Tout employé qui choisit de ne pas fournir d'informations sur son genre sera marqué comme de sexe inconnu. La collecte de données sur le genre et d'autres données liées à l'identité auprès des employés doit être conforme aux lois applicables en matière de protection des renseignements personnels qui régissent la façon dont les organisations recueillent, utilisent et divulguent les renseignements personnels.
L'inclusion de l'identification non binaire est une caractéristique notable des exigences de déclaration, qui est conforme à la norme Gender and Sex Data Standard de la Colombie-Britannique sur les données sur le genre et le sexe. D'autres administrations n'analysent habituellement que les écarts salariaux entre les hommes et les femmes.1
Ensuite, l'employeur doit compiler les données salariales décrites ci-dessus aux fins des rapports sur les écarts. Ces données sont comparées pour chaque catégorie de sexe, y compris le salaire horaire moyen et médian, les heures supplémentaires et les bonis, et le pourcentage de chaque sexe dans chaque quartile de rémunération (c.-à-d. le salaire le plus bas, le salaire moyen inférieur, le salaire moyen supérieur et le salaire le plus élevé).
Outils pour la production de rapports
En juin 2024, afin d'encourager et d'aider les employeurs à préparer des rapports, le gouvernement de la Colombie-Britannique a publié une trousse de déclaration en ligne (en anglais).2
La trousse à outils du gouvernement fournit un exemple de feuille de calcul pour saisir les informations sur les employés, y compris le sexe des employés, les heures travaillées, le salaire, les heures supplémentaires travaillées, la rémunération des heures supplémentaires et les bonis. Une fois que ces informations sont téléversées dans le système en ligne du gouvernement, une ébauche de rapport est générée avec les calculs nécessaires pour rendre compte des écarts de rémunération et classer les employés par quartiles de rémunération. Les employeurs ont la possibilité de produire un rapport final et de le transmettre au gouvernement de la Colombie-Britannique s'ils le souhaitent.
Le rapport généré par la trousse à outils du gouvernement ne fait que calculer les données saisies dans la feuille de calcul et les transposer dans un rapport. Il n'analyse pas les écarts salariaux ou les tendances au sein d'une organisation, par exemple, pourquoi il y a des écarts et quelles pratiques de gestion des talents ou de rémunération pourraient être adoptées pour combler ces écarts à l'avenir.
KPMG a élaboré un tableau de bord sur l'égalité salariale qui offre une évaluation plus détaillée des écarts salariaux entre les niveaux hiérarchiques, les diverses identités et l'intersectionnalité. Cet outil interactif permet aux utilisateurs d'obtenir des renseignements exploitables en visualisant et en examinant les données salariales de leur organisation. Il s'adapte à plusieurs pays et territoires et aux normes de déclaration mondiales, ce qui simplifie grandement les activités liées à la conformité. Il facilite également l'analyse des écarts salariaux entre différentes dimensions, notamment le service, la division, le niveau de gestion et le rendement, ainsi que l'identification des écarts salariaux pour les groupes méritant l'équité au-delà du sexe, y compris d'autres motifs protégés comme l'origine ethnique, l'identité autochtone et les capacités, tout en tenant compte de facteurs tels que l'expérience, le temps consacré au rôle et le rendement. Le tableau de bord sert de guide pour le recrutement de talents diversifiés, la fidélisation et l'amélioration de la mobilisation des employés.