Les entreprises canadiennes commencent à constater les avantages de l’IA générative. En effet, elles affichent des niveaux de productivité et de qualité du travail supérieurs, et nombre d’entre elles cherchent à en profiter encore plus pour continuer d’innover.
Bien que l’IA générative puisse propulser votre entreprise, elle peut également l’exposer à des risques qui doivent être pris en compte, comme le risque que des renseignements personnels deviennent du domaine public. Selon un sondage que KPMG a mené au Canada, 18 % des utilisateurs de l’IA générative ont déclaré qu’ils avaient entré des données confidentielles sur leur entreprise dans les invites.
Plusieurs autres risques de l’IA ne sont pas évidents ou complètement saisis. Ils peuvent toutefois avoir de graves conséquences pour les entreprises, comme des litiges, des atteintes à la vie privée, des problèmes de conformité, des menaces pour la sécurité, le vol de propriété intellectuelle et même des dommages réputationnels.
Par exemple, quand du contenu est généré par l’IA, il peut y avoir des risques liés à la détention de la propriété intellectuelle. Le U.S. Copyright Office (le bureau des droits d’auteurs américain) a décrété que personne ne détenait le contenu généré par l’IA – ce qui inclut l’utilisateur qui a obtenu le contenu au moyen d’invites dans l’outil d’IA et les créateurs de l’outil lui-même.
En raison de ces risques, certaines sociétés ont interdit l’accès aux plateformes d’IA générative accessibles au public sur les appareils qu’elles fournissent à leurs employés. Cela dit, cette interdiction ne constitue pas une stratégie de gestion des risques à long terme viable.
Nous vivons dans une ère où les employés sont encouragés à utiliser leurs propres outils et appareils, que ce soit au bureau, sur la route ou en télétravail. Dans un contexte d’IA générative, cela signifie que les entreprises devront accepter l’utilisation de l’IA générative par leurs employés, que ce soit à titre personnel ou professionnel.
Grâce à son sondage, KPMG a découvert que l’adoption de l’IA générative au travail augmentait à un taux annualisé de 32 %. Dans les faits, il est difficile de sévir contre son utilisation – et punir les employés qui l’utilisent peut avoir des conséquences sur l’attraction et la fidélisation des talents. Par ailleurs, cela peut freiner la hausse de votre productivité, alors que vos concurrents ont peut-être déjà relevé la leur.