L’année 2022 tirait à sa fin lorsque l’intelligence artificielle (IA) générative a suscité l’engouement à l’échelle mondiale. En 2023, nous avons assisté à la prolifération de logiciels qui promettaient d’améliorer les nombreuses facettes de notre quotidien. Maintenant que les entreprises développent et adoptent l’IA à grande vitesse, le secteur de l’enseignement supérieur occupe une place de choix pour guider les instances dans la transformation imminente de nos méthodes de travail. Et si les universités forment la nouvelle génération de décisionnaires et de scientifiques, l’IA générative pourrait quant à elle transformer radicalement leur façon de vivre, d’apprendre et de collaborer.
Les étudiantes et les étudiants savent que leur future carrière reposera de plus en plus sur la collaboration entre partenaires humains et artificiels, et veulent acquérir et maîtriser des connaissances sur les technologies utiles dans leur champ d’études. D’ailleurs, le Répertoire sur l’adoption de l’IA générative de KPMG au Canada montre qu’en six mois, le nombre de personnes au Canada ayant déclaré utiliser l’IA générative au travail a augmenté de 16 %, ce qui représente un taux de croissance annualisé de 32 %. Parmi les personnes interrogées, pas moins de 90 % ont affirmé que l’IA générative avait amélioré la qualité de leur travail. KPMG a aussi mené un sondage auprès d’étudiantes et d’étudiants de 18 ans ou plus : 52 % utilisaient déjà l’IA générative dans le cadre de leurs études et 87 % trouvaient que cela avait amélioré la qualité de leur travail.
Les données du Répertoire sur l’adoption de l’IA générative au Canada indiquent clairement que cette technologie est promise à un bel avenir. Les modèles d’IA améliorent de nombreux produits et services numériques dont nous dépendons, tandis que les grands acteurs se lancent dans une course à de nouvelles offres axées sur la valeur. Au sein de l’enseignement supérieur, on voit des applications possibles de l’IA générative en enseignement et apprentissage, en recherche, et dans les principaux services, comme les ressources humaines, les finances, les technologies de l’information et les services administratifs. Mais pendant qu’une vague d’applications déferle sur les entreprises et les universités, de grandes interrogations quant au rôle fondamental des humains et des robots mènent à des questions d’ordre philosophique sur l’avenir collectif.
Aussi, devant l’arrivée de ces nouveaux outils, de nombreux établissements, dont l’Université de la Colombie-Britannique, appuient des expérimentations avec précaution.