Source: Enquête de KPMG sur la consommation et le commerce de détail au Canada (2025)
Bien qu’ils aient recours à des plateformes numériques pour effectuer des recherches préalables, les répondants se disent souvent frustrés lorsqu’ils achètent en ligne : le produit ne correspond pas à la description, le processus de retour est peu pratique ou le délai de livraison est long.
Selon le rapport, la disponibilité des produits et la capacité de comparer les prix sont les caractéristiques qui incitent le plus les Canadiens à magasiner en ligne. Ainsi, 86 % des consommateurs disent qu’ils sont plus enclins à choisir des détaillants qui gèrent efficacement l’approvisionnement et minimisent le nombre d’articles en rupture de stock, et 8 sur 10 estiment qu’il est extrêmement ou très important de pouvoir compter sur la fiabilité des stocks pour les produits qu’ils achètent fréquemment.
« Peu importe ce qu’elles vendent, les entreprises doivent répondre aux attentes des clients qui veulent pouvoir compter sur la disponibilité de certains produits en tout temps. Par exemple, si un client s’arrête dans un magasin d’articles de sport pour acheter du ruban adhésif de hockey, il s’attend à ce qu’il y en ait en stock, ce qui n’est pas nécessairement le cas pour des patins d’une taille et d’une largeur précises par exemple. Les habitudes d’achat des consommateurs sont influencées par leurs attentes à l’égard des magasins où ils prévoient se rendre, poursuit M. Polyakov.Les détaillants capables de répondre à ces attentes et d’indiquer la quantité exacte d’un article en stock ont une longueur d’avance sur la concurrence. »
Katie Bolla, associée, Expérience client chez KPMG au Canada, affirme que les programmes de fidélisation sont un excellent moyen pour les détaillants d’obtenir des renseignements sur le comportement des clients et sur la demande pour leurs produits.
« Si les détaillants créent des programmes de fidélisation, c’est pour bien comprendre les comportements et les habitudes d’achat de leurs clients, explique Mme Bolla. Cela leur permet de préparer des campagnes de marketing ciblées et personnalisées et de planifier les innovations à apporter aux produits ainsi que les opérations. Notre sondage montre que la plupart des consommateurs sont sensibles aux prix; il est donc encore plus important de concevoir des programmes de fidélisation pour mieux établir des liens et créer des offres appropriées. »
Bien que neuf consommateurs sur dix affirment être membres d’un programme de fidélisation et que 92 % conviennent que de tels programmes influencent leur décision d’acheter chez un détaillant en particulier, près de 50 % sont mal à l’aise avec le partage de données sur les habitudes d’achat afin d’améliorer la gestion des stocks.
Cela met en évidence une préoccupation importante des Canadiens concernant la confidentialité des données : plus de 90 % affirment qu’ils s’inquiètent du fait que les détaillants n’en font pas assez pour protéger leurs renseignements personnels des cybercriminels, et estiment qu’ils devraient être plus transparents quant à la façon dont les données des clients sont conservées et protégées.
Malgré ces inquiétudes, les consommateurs acceptent quand même que les détaillants utilisent les données, en particulier lorsqu’il s’agit d’améliorer les connaissances de leur personnel relativement aux produits et à la clientèle. De nombreux répondants considèrent la technologie comme une solution acceptable, et 78 % conviennent que leur expérience de magasinage s’améliorerait si le personnel avait accès à des outils optimisés par les données.
« Notre sondage a révélé que 90 % des consommateurs retournent dans les magasins où ils ont reçu les services d’un employé compétent. Pour demeurer concurrentiels, les détaillants doivent impérativement améliorer les interactions entre leurs employés et leurs clients, notamment en fournissant au personnel l’information dont il a besoin pour y arriver, affirme Mme Bolla. Certaines technologies simples peuvent y contribuer grandement. Par exemple, les travailleurs de première ligne qui disposeraient d’une tablette qui fournit des données sur les stocks ou la clientèle en temps réel seraient plus en mesure d’offrir l’aide personnalisée à laquelle les acheteurs s’attendent. »