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      Les entreprises ont aujourd'hui besoin d'une compréhension plus fine des risques et opportunités liés à la durabilité. Évolutions réglementaires, attentes des investisseurs, risques climatiques ou transformations des chaînes de valeur sont désormais largement intégrés aux réflexions stratégiques.

      Pour autant, une question demeure :

      Comment traduire ces enjeux en impacts financiers tangibles afin d'éclairer les décisions d'investissement, l'allocation du capital et la création de valeur à long terme ?

      À travers notre étude "Closing the Sustainability Valuation Gap : Why Quantification is the Missing Link", KPMG analyse l'écart qui persiste entre compréhension des enjeux de durabilité et intégration dans les modèles financiers. Au-delà des obligations de reporting, la capacité à mesurer les impacts économiques s'impose progressivement comme un facteur de compétitivité et de résilience.

      L'essentiel

      La dernière décennie a permis aux entreprises de structurer leurs démarches ESG, de renforcer leurs dispositifs de gouvernance et d'améliorer leur capacité à identifier les risques et opportunités liés à la durabilité.

      Une nouvelle étape s'ouvre désormais : celle de la quantification.

      • Si les organisations savent de mieux en mieux appréhender les enjeux climatiques, sociaux ou réglementaires susceptibles d'affecter leur activité, elles peinent encore à en mesurer précisément les effets sur leur performance financière, leurs investissements ou la valeur de l'entreprise.
      • Notre étude met en lumière ce décalage : le Sustainability Valuation Gap. Elle explore les leviers permettant d'intégrer plus efficacement les enjeux de durabilité dans les modèles financiers, de mieux évaluer le coût de l'inaction et de renforcer les liens entre stratégie ESG et création de valeur.
      • Cette publication s'adresse aux directions financières, directions de la stratégie, responsables ESG, investisseurs et fonds d'investissement souhaitant mieux comprendre comment les enjeux de durabilité transforment progressivement les mécanismes de création de valeur.

      Téléchargez l’étude complète pour en savoir plus.

      Le Sustainability Valuation Gap : une maturité à deux vitesses

      Les résultats de notre étude révèlent un paradoxe. D'un côté, les entreprises affichent un niveau de maturité croissant sur les sujets ESG. De l'autre, la capacité à en mesurer les conséquences financières progresse beaucoup plus lentement.

      Ainsi :

      • 72 %

        des dirigeants déclarent disposer d'une compréhension détaillée de leur stratégie de durabilité

      • 60 %

        intègrent ces enjeux dans leurs exercices de planification financière

      • 50 %

        considèrent la durabilité comme un pilier de leur stratégie

      • mais seuls 19 %

        s'appuient sur des méthodologies robustes pour en mesurer les impacts financiers

      Ces résultats traduisent un changement profond. Le défi n'est plus seulement d'identifier les risques et opportunités liés à la durabilité. Il consiste désormais à les traduire dans un langage compréhensible par les directions financières et les instances de décision.

      Quantifier pour mieux décider

      Les directions générales et financières savent désormais que les enjeux de durabilité influencent la performance des entreprises mais elles peinent encore à déterminer précisément de quelle manière, avec quelle ampleur et à quel horizon.

      • Comment mesurer l'impact financier d'un risque climatique sur une chaîne d'approvisionnement ?
      • Comment évaluer les bénéfices économiques d'une stratégie de décarbonation ?
      • Comment intégrer les effets d'une évolution réglementaire ou d'un changement des attentes des investisseurs dans une décision d'investissement ?

      Ces questions restent complexes à appréhender avec les outils traditionnels de valorisation.

      C'est précisément cet écart qui constitue le Sustainability Valuation Gap : la difficulté à relier les informations produites par les démarches ESG aux indicateurs qui structurent les décisions financières, qu'il s'agisse de l'EBITDA, des flux de trésorerie, des investissements, du coût du capital ou de la valeur d'entreprise.

      Le coût de l'inaction, un angle mort stratégique

      Les débats autour de la durabilité se concentrent souvent sur les investissements nécessaires à la transition. Notre étude invite à déplacer le regard.

      Pour de nombreuses organisations, le risque le plus difficile à appréhender n'est pas toujours celui de l'action, mais celui de l'inaction.

      Tant qu'ils ne sont pas traduits en impacts financiers mesurables, les enjeux de durabilité peinent à peser pleinement dans les décisions stratégiques. Certains risques sont alors sous-estimés, tandis que des opportunités de création de valeur restent invisibles aux yeux des décideurs.

      Les conséquences potentielles sont multiples :

      • perte de compétitivité ;
      • hausse du coût du capital ;
      • exposition accrue aux risques réglementaires ;
      • fragilisation des chaînes d'approvisionnement ;
      • désengagement des investisseurs.

      La quantification devient ainsi un outil d'aide à la décision autant qu'un levier de gestion des risques.

      De la conformité à la création de valeur

      L’évolution du cadre réglementaire a profondément transformé les pratiques des entreprises. Reporting de durabilité, transparence extra-financière et gestion des risques climatiques ont contribué à renforcer la qualité des données disponibles et la compréhension des enjeux.

      Mais la prochaine étape pourrait se jouer ailleurs. Les organisations les plus avancées cherchent désormais à comprendre comment les enjeux de durabilité influencent leurs moteurs de performance, leurs perspectives de croissance et leurs décisions d'investissement.

      Notre étude montre que certains secteurs, notamment les services financiers, l'énergie et l'industrie automobile, ont déjà commencé à développer des approches plus sophistiquées de quantification et de valorisation.

      Cette évolution marque le passage progressif d'une logique de conformité à une logique de pilotage économique et stratégique.

      Ce que vous trouverez dans notre rapport d'enquête menée auprès de 2 024 dirigeants dans 19 pays :

      • les facteurs expliquant l'émergence du Sustainability Valuation Gap ;
      • les approches permettant de quantifier les impacts financiers des enjeux de durabilité ;
      • les conséquences du coût de l'inaction sur la performance et la valeur de l'entreprise ;
      • les pratiques mises en œuvre par les organisations les plus avancées.

      Tag : ESG

      Contact :

      Jérémie Joos

      Associé, Co-responsable du Centre d'Excellence ESG

      KPMG en France

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      notes ARTICLE

      Interview de Jérémie Joos, associé, co-responsable du centre d'excellence ESG de KPMG en France.

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