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      L’essentiel

      Le rapport trimestriel portée par KPMG Private Enterprise a révélé que le premier trimestre 2026 marque un retour à des niveaux d’investissement solides sur le marché du capital-risque.

      • Cette reprise du marché mondial du capital-risque reste concentrée dans quelques grandes levées de capital, en particulier dans l’intelligence artificielle, qui continue de capter une part importante des financements.
      • Les Amériques restent en tête, soutenues par le dynamisme du marché américain et par plusieurs opérations d’envergure. L’Europe démarre l’année sur une dynamique favorable, avec un nombre inédit de levées supérieures à un milliard de dollar, renforçant la valorisation des entreprises les plus matures.

      Dans cet environnement, les investisseurs demeurent sélectifs :

      • Ils privilégient les entreprises capables de démontrer la robustesse de leur modèle opérationnel, leur trajectoire vers la rentabilité à long terme et la solidité de leurs avantages concurrentiels afin d’améliorer le rendement du portefeuille des fonds. 
      • En parallèle, les technologies de défense, le spatial et les technologies à double usage gagnent du terrain, dans un contexte géopolitique plus incertain.
      • Les perspectives de sortie restent contrastées avec les introductions en Bourse demeurent limitées, tandis que les opérations de fusions-acquisitions apparaissent de plus en plus comme une voie de liquidité réaliste, en particulier pour les entreprises rentables ou proches de l’équilibre.

      Quels segments attirent aujourd’hui les capitaux ?

      Quelles sont les nouvelles priorités des investisseurs ?

      Et quels signaux faudra-t-il surveiller au deuxième trimestre 2026 ?

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      Les points à retenir

      Les Amériques concentrent l’activité mondiale du capital-risque au premier trimestre 2026, captant un pourcent important des investissements mondiaux. Cette avance s’explique principalement par plusieurs grandes levées réalisées aux États-Unis, notamment dans l’intelligence artificielle.

      • Cette dynamique confirme l’attractivité du marché américain, mais elle montre aussi que les volumes restent très dépendants d’un nombre réduit d’opérations exceptionnelles.

      En Europe, les montants investis progressent nettement, portés par un nombre inédit de levées supérieures à un milliard de dollars. Ce bon début d’année traduit toutefois moins une reprise généralisée du marché qu’un recentrage des capitaux sur les entreprises les plus avancées.

      • Les investisseurs se montrent particulièrement attentifs à la maturité des modèles économiques, à la qualité des équipes, à la capacité d’exécution et à la solidité des positions concurrentielles.

      L’IA continue d’attirer une part très importante des financements en capital-risque, concentrant une part significative du capital disponible sur le marché. Les plus grandes levées restent concentrées autour des grands modèles de langage, mais l’intérêt des investisseurs s’étend désormais à un champ plus large : infrastructures de données, semi-conducteurs, robotique, automatisation, cybersécurité ou encore applications métiers.

      • Le marché entre toutefois dans une phase plus sélective. Les investisseurs ne regardent plus seulement le potentiel technologique : ils veulent aussi voir des usages concrets, des clients, des revenus récurrents et une trajectoire économique crédible.

      Le trimestre confirme l’intérêt croissant pour les technologies de défense, le spatial et les technologies à double usage, c’est-à-dire celles pouvant servir à la fois des besoins civils et des besoins de sécurité ou de défense.

      • Cette tendance est soutenue par un double mouvement : la hausse des besoins liés à la souveraineté technologique et l’engagement croissant des États dans des secteurs devenus stratégiques. En Europe, la guerre en Ukraine, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement critiques et la montée des enjeux cyber renforcent l’intérêt des investisseurs pour ces technologies.

      Le marché reste exigeant. Les investisseurs privilégient les sociétés capables de prouver qu’elles peuvent soutenir leur croissance sans fragiliser leur modèle économique et leur structure de capital. La croissance seule ne suffit plus : elle doit s’accompagner d’une trajectoire claire vers la rentabilité.

      • Les jeunes entreprises positionnées sur des marchés encore peu matures, ou dont le modèle reste à démontrer, continuent donc de faire face à des conditions de financement plus difficiles.

      Alors que les introductions en Bourse restent irrégulières, les fusions-acquisitions prennent une place plus importante dans les stratégies de sortie. Cette tendance est particulièrement visible en Europe, où le marché des IPO reste limité.

      • Les fonds d’investissement portent une attention croissante aux jeunes entreprises financées par le capital-risque, notamment lorsqu’elles peuvent démontrer la solidité de leur technologie, la qualité de leur portefeuille clients, la performance de leurs actifs et une trajectoire crédible vers la rentabilité à long terme.

      Les tendances à suivre au deuxième trimestre 2026

      • Au deuxième trimestre 2026, l’attention devrait se porter sur la profondeur réelle de la reprise

        Après un premier trimestre soutenu par quelques grandes levées, le marché devra confirmer sa capacité à retrouver une dynamique plus équilibrée, notamment sur les tours de financement intermédiaires et les phases de passage à l’échelle.

      • Les critères d’investissement devraient rester exigeants dans un environnement encore marqué par le coût du capital et l’incertitude macroéconomique

        Les investisseurs continueront de privilégier les entreprises capables de démontrer une demande solide, une maîtrise de leurs coûts et une trajectoire crédible vers la rentabilité. La croissance restera un facteur d’attractivité, mais elle devra s’accompagner d’éléments tangibles sur la résilience du modèle économique.

      • Les risques géopolitiques devraient également prendre plus de place dans l’analyse des opportunités

        La résilience des chaînes d’approvisionnement, la souveraineté technologique, la dépendance aux infrastructures critiques ou encore l’exposition aux restrictions commerciales pourraient devenir des critères plus structurants dans les décisions d’investissement.  Cette évolution devrait continuer de soutenir l’intérêt pour les secteurs stratégiques, tout en renforçant les exigences en matière de sécurité, de conformité et de robustesse opérationnelle.

      • Les conditions de sortie resteront un indicateur clé de la solidité du marché

        Au-delà du nombre d’introductions en Bourse ou d’opération de fusions-acquisitions, les investisseurs suivront surtout la qualité des actifs capables d’accéder à une voie de liquidité : niveau de rentabilité, profondeur du portefeuille clients, caractère défendable de la technologie et capacité à créer de la valeur dans la durée.

      L’accompagnement de KPMG

      KPMG accompagne les fondateurs, les investisseurs et les grands groupes dans la compréhension des dynamiques du capital-risque et l’identification des opportunités de croissance.

      Nos équipes apportent un éclairage sur les grandes tendances sectorielles et régionales, les évolutions du marché, les attentes des investisseurs et les signaux à surveiller pour prendre des décisions éclairées.

      Grâce à notre expertise en innovation, stratégie de croissance et écosystèmes d’investissement, nous aidons les acteurs du marché à décrypter les mutations en cours et à anticiper les prochaines étapes de développement.

      Contacts :

      Arnaud Bourdeille

      Associé, Responsable du secteur Banque

      KPMG en France

      Guillaume Petipas

      Associé, Conseil Services Financiers

      KPMG en France

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